Piñera n’est pas Macron. Face aux éborgnés, le Chili suspend les balles en caoutchouc

Policiers chiliens/DR
Policiers chiliens/DR

Le président chilien Sebastian Piñera a condamné ce dimanche les violences policières et promis qu’il n’y aurait pas d’impunité contre leurs auteurs. Par prudence, les autorités chiliennes ont donc annoncé ce mardi, la suspension de l’utilisation de ces munitions controversées dans le maintien de l’ordre.

Chili traverse une violente vague de contestation, qui a depuis un mois fait 22 morts, dont cinq à la suite de l’intervention des forces de l’ordre, et plus de 2 000 blessés. Parmi eux, les quelque 200 Chiliens blessés aux yeux, parfois jusqu’à en perdre la vue, par des tirs de chevrotine en caoutchouc.

La police affirme que ces munitions non-létales sont en caoutchouc mais, selon une étude de l’Université du Chili, elles sont constituées de 20% de caoutchouc et à 80% de silice, de sulfate de baryum et de plomb, ce qui les rend aussi dures “qu’une roue de skate”.

A la suite d’une enquête interne, qui a révélé des “divergences” avec les informations fournies par la société qui vend ces munitions, ces dernières ne pourront désormais plus être utilisées dans les manifestations que “comme mesure extrême et exclusivement pour la légitime défense lorsqu’il existe un danger imminent de mort”, a précisé Mario Rozas, le directeur général de la police.

Source: AFP

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