La Grèce transforme ses camps pour les immigrés. On vous explique pourquoi leur solution est la bonne

Image d'illustration/Flickr
Image d'illustration/Flickr

Le gouvernement grec a annoncé mercredi la fermeture prochaine des trois plus grands camps d’immigrés sur les îles égéennes de Lesbos, Samos et Chios, et leur remplacement par des structures fermées triplant les capacités d’accueil.

Décongestionner les îles est la priorité à ce stade“, a déclaré le coordinateur spécial du gouvernement pour les migrations, Alkiviadis Stefanis, lors d’une conférence de presse.

Plus de 32 000 personnes vivent actuellement dans les cinq “hot-spots” (camps où sont effectués leurs enregistrements) de Lesbos, Samos, Leros, Chios et Kos , pour une capacité théorique de 6200.

Les trois camps surpeuplés de Lesbos, Samos et Chios, qui abritent actuellement plus de 27 000 immigrés illégaux pour une capacité prévue de 4500, seront fermés. Pour les remplacer, des structures fermées de 5000 places chacune seront érigées sur ces trois îles proches de la Turquie, soit 15 000 places au total. Les deux autres camps de Kos et Leros seront rénovés et élargis.

Au lieu d’être autorisés d’aller et venir librement sur les îles, comme c’est le cas maintenant, les demandeurs d’asile seront confinés à l’intérieur de ces nouveaux camps le temps de les identifier, d’étudier leur statut et de décider leur relocalisation ou leur retour en Turquie.

Le gouvernement grec de Kyriakos Mitsotakis a commencé à transférer des centaines de demandeurs d’asile des îles égéennes vers le continent, avec l’objectif d’en relocaliser 20 000 d’ici la fin 2019.

Dans les îles grecques, submergées par la violence de ces arrivants, l’exaspération de la population va croissant et les autorités locales appellent le gouvernement à accélérer les transferts.

Mais la grogne monte chez les habitants du continent. Et des centaines nouveau arrivants continuent d’affluer quotidiennement.

Le ministère de la Protection du citoyen a annoncé que 40 000 personnes étaient arrivées en Grèce ces quatre derniers mois. Plus de 1350 personnes sont arrivées sur les cinq îles de la mer Egée le week-end dernier, selon les garde-côtes grecs.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis a accusé l’Union européenne de considérer la Grèce et les autres pays d’entrée en Europe comme “des parkings bien commodes pour les réfugiés et les migrants“.

L’UE “ignore le problème” de la recrudescence des arrivées de migrants en Grèce, a-t-il fustigé, dans une interview au journal allemand Handelsblatt. “Cela ne peut pas continuer ainsi“.

La solution grecque semble être la bonne, tant que l’Union européenne et l’agence Frontex font pas leur travail de protéger les frontières extérieures de l’Europe, voire faire de fait le travail des passeurs en facilitant la rentrée des clandestins.

Les camps de transit fermés n’empêcheront sûrement pas la vague migratoire, mais permettront de faire un tri et détecter des pseudo-mineurs, des faux réfugiés, des terroristes potentiels de l’Etat islamique etc.

Les centres de détention fermés, à l’image de ceux en France destinés aux personnes à déporter, limiteront les dégâts en préservant la population locale de la violence, feront baisser les chiffres de l’insécurité et empêcheront les clandestins de continuer leur route vers la France, l’Allemagne ou l’Angleterre.

Si le gouvernement grec se montre suffisamment ferme dans l’application de cette politique, il fera véritablement le rôle du défenseur de l’Europe, à l’image de Salvini ou d’Orban.

Source: AFP

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici