Un Mauricien jugé pour avoir assassiné deux mères de famille qui lui reprochaient une agression sexuelle sur une fillette

Image d'illustration/Pxhere
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Un immigré mauricien sera jugé en Seine-Saint-Denis à partir du lundi 18 novembre pour le meurtre de jeunes mères de famille à Pantin en 2016. L’homme, alors sous contrôle judiciaire dans une affaire de viol sur mineur, avait mortellement poignardé les deux femmes qui lui reprochaient des attouchements sur la fillette de l’une d’elles.

Anwar G., un immigré mauricien de 54 ans, accusé d’avoir poignardé à mort en 2016 à Pantin deux jeunes mères de famille qui le soupçonnaient d’attouchements sur l’une de leurs enfants, comparaît à partir de lundi devant les assises de la Seine-Saint-Denis.

Le drame, qui avait profondément choqué le quartier populaire des Courtillières, aux portes de Paris, s’était déroulé un soir de juillet dans la cage d’escalier de l’immeuble de l’accusé.

Les victimes, Chrystelle et Amelle, deux amies d’enfance âgées de 31 ans, avaient été retrouvées dans le hall du bâtiment. Chrystelle, mère de trois enfants, sans profession, avait été frappée six fois par arme blanche. Amelle, ancienne caissière, mère d’un petit garçon, huit fois.

Un couteau de 18 centimètres ainsi qu’un ciseau à bois ensanglanté avaient été saisis dans les parties communes et l’appartement du mis en cause. Interpellé quelques minutes après les faits, il avait immédiatement reconnu le double meurtre mais s’était prévalu de la “légitime défense“, arguant que les victimes lui avaient porté des coups.

La veille du drame, la fille aînée de Chrystelle s’était plainte “d’attouchements” de la part de l’accusé. Selon la petite fille de 9 ans, l’homme l’aurait notamment embrassée sur la bouche. Au cours de l’enquête, le quinquagénaire avait reconnu lui “avoir demandé un “bisou” sur la bouche“, selon une source proche de l’affaire.

Chrystelle s’était rendue au commissariat le matin du meurtre pour déposer une plainte après les déclarations de sa fille mais il lui avait été demandé de revenir avec une pièce d’identité. Peu après, suivie par Amelle, elle s’était rendue dans l’appartement de l’accusé pour avoir “des explications“, selon la source proche de l’affaire.

Anwar G. était par ailleurs sous contrôle judiciaire dans une affaire de viol d’une mineure de 15 ans dans le Val-d’Oise. Au cours de l’enquête, il avait déclaré être en conflit avec Chrystelle, avec qui il prétend avoir entretenu une relation extra-conjugale pendant plusieurs mois.

Originaire de l’Île Maurice, arrivé en 2004 en France, il travaillait comme auxiliaire de vie. Il avait dit consommer des stupéfiants, dont de l’héroïne et de la cocaïne depuis l’âge de 13 ans, comme le jour du drame. Il était censé partir en vacances sur son île le lendemain.

Son avocat évoque un “dossier compliqué” et “dramatique“, sans vouloir faire davantage de déclarations avant le procès qui doit durer une semaine. Contactés, les avocats des parties civiles n’ont pas souhaité s’exprimer.

Combien de temps encore, devrons-nous supporter la vision apocalyptique de nos enfants et de nos femmes violés et assassinés par des barbares venus du bout du monde pour semer la violence et le chaos sur notre sol de notre pays, autrefois si paisible et civilisé?

Source: AFP/Europe1

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