Le cas Polanski, ce violeur pédophile récidiviste, embarrasse de plus en plus le petit monde du cinéma français

Roman Polanski en liberté/Wikimedia Commons
Roman Polanski en liberté/Wikimedia Commons

La situation de Roman Polanski, visé par une nouvelle accusation de viol, embarrasse le cinéma français, régulièrement soupçonné de trop protéger le réalisateur multi-récompensé, toujours poursuivi par la justice américaine pour des faits de viol pédophile remontant à 1977.

Depuis la publication vendredi du témoignage de la photographe Valentine Monnier, qui dit avoir été rouée de coups et violée par Roman Polanski en Suisse en 1975 à l’âge de dix-huit ans, le milieu du cinéma, pourtant si prompt à lyncher n’importe quelle personnalité, est resté plutôt silencieux.

Ce manque de réactions contraste avec les nombreux messages de soutien adressés la semaine dernière à l’actrice Adèle Haenel, qui a accusé le réalisateur Christophe Ruggia d'”attouchements” et de “harcèlement sexuel” quand elle était adolescente.

Adèle Haenel est d’ailleurs l’une des seules figures du cinéma à avoir apporté son “soutien” à Valentine Monnier, dont l’accusation contre Roman Polanski, la première portée par une Française, s’ajoute à celles de plusieurs autres femmes ces dernières années. À deux jours de la sortie de J’accuse, le film de Polanski sur l’Affaire Dreyfus — Grand prix du jury à la Mostra de Venise —, la gêne est palpable.

Jean Dujardin, qui joue le rôle principal de J’accuse, a annulé sa venue au 20H de TF1 dimanche. France Inter a annoncé qu’Emmanuelle Seigner, la femme de Polanski qui joue dans le film, ne viendrait pas non plus mardi dans l’émission “Boomerang”.

Roman Polanski est bien inséré dans le système vérolé du cinéma français. Il fait partie de l’ARP (Société civile des auteurs, réalisateurs et producteurs) ainsi que de l’Association pour la promotion du cinéma (APC), qui chapeaute l’Académie des César. Ces institutions le soutiennent inconditionnellement alors qu’aux États-Unis, l’Académie des Oscars a décidé de l’exclure.

Cette attitude d’un “cénacle d’intellectuels et d’artistes persistant à soutenir” Roman Polanski malgré “de nombreuses autres accusations de viol” est dénoncée par Valentine Monnier, sa victime présumée.

Valentine Monnier s’interroge en outre sur le fait que le réalisateur continue à bénéficier de fonds publics pour ses films. En effet, le ministère de la Culture et les chaînes publiques subventionnent largement les films de Polanski.

Source: AFP

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