Agnès Buzyn a gagné: Macron va sortir 30 milliards pour les hôpitaux publics

Image d'illustration/Wikimedia Commons
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La ministre de la Santé revient fin novembre avec un nouveau plan ambitieux, révèle le Journal du dimanche. Elle a dû batailler en coulisses pour le faire accepter.

Après de nombreux mois de tension, la crise des hôpitaux est à son paroxysme, à quelques jours d’une grève de grande ampleur, jeudi 14 novembre. Mais après un revers début septembre, où ses annonces avaient sonné comme un flop, Agnès Buzyn pourrait tenir sa revanche.

La ministre de la Santé aurait donc gagné une guerre secrète au sein du gouvernement. Celle qui l’opposait notamment à Bercy, sur la question du budget. “L’exécutif va ouvrir les vannes d’ici au 20 novembre“, aurait même avancé une source gouvernementale.

Pour ce faire, ces dernières semaines, Agnès Buzyn et Gérald Darmanin se seraient rencontrés à de nombreuses reprises pour accélérer le mouvement, le tout sur fond de climat social très tendu, notamment sur la réforme de retraites.

Le gouvernement voudrait éviter, en plus, une radicalisation du mouvement hospitalier; donc il met a main au portefeuille. C’est facile: l’argent qui s’y trouve n’est pas à lui, mais à nous.

Bercy envisagerait même de reprendre la dette astronomique de 30 milliards d’euros, avec comme dessein libérer le système de santé. Les directeurs d’établissements auraient les mains un peu plus libres pour réinvestir dans du matériel neuf, point-clé des revendications des derniers mois.

Au sommet de l’État, le mouvement a même été comparé à celui des “gilets jaunes”, raison pour laquelle Emmanuel Macron voudrait l’éteindre au plus vite. Il serait prêt à lâcher du lest. Même si une telle réforme devrait coûter “très cher”, précise-t-on dans l’entourage du Premier ministre.

Reste à savoir maintenant quand les annonces seront faites. Le JDD évoque deux possibilités: avant la manifestation de jeudi 14 novembre, afin de leur “couper l’herbe sous le pied” ou alors après afin d’avoir un droit de réponse. Dans l’attente de ces mesures, il semblerait en tout cas que la ministre de la Santé ait gagné une bataille en coulisses, notamment auprès du président de la République, lui-même fils d’un professeur de neurologie du CHU d’Amiens.

Source: AFP

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