Un haut fonctionnaire au ministère de la Culture, scato et prédateur sexuel: 200 victimes en 9 ans

Image d'illustration/Pxhere
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Cet ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines au ministère de la Culture est soupçonné d’avoir versé des diurétiques dans des boissons chaudes qu’il proposait à des candidates à des postes au ministère. Il isolait ensuite ses victimes pour les pousser à uriner devant lui.

Suspendu en octobre 2018 et révoqué en janvier 2019, il aurait fait plus de 200 victimes en 9 ans. Des femmes accusent un ancien haut fonctionnaire du ministère de la Culture de les avoir humiliées en les poussant à uriner devant lui et en les photographiant.

Placé sous contrôle judiciaire, cet ancien recruteur a été mis en examen pour “administration de substance nuisible”, “agression sexuelle par personne abusant de l’autorité conférée par sa fonction”, “atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation d’image”, “violence par une personne chargée de mission de service public” et “infraction à la législation sur les médicaments”.

Cet ancien sous-directeur des politiques de ressources humaines versait d’abord un diurétique dans une boisson chaude, qu’il proposait à des candidates à des postes au ministère. Il isolait ensuite ses victimes pour les pousser à uriner devant lui, par exemple en leur proposant une visite du quartier, en suivant un itinéraire pour les empêcher de trouver des toilettes.

J’étais au bord du malaise. Sous un pont, j’ai uriné. Pendant ce temps, il tenait son manteau devant moi pour me cacher et regardait mon visage“, témoigne une femme dans Libération.

Le DRH tenait registre de ses actes dans un fichier informatique intitulé “Expériences”, avec force détails et photographies, dans lequel il consignait minute après minute les traitements infligés à ses victimes.

L’affaire a été révélée le 15 juin 2018 à la Drac du Grand Est, où l’homme a été pris sur le vif en train de photographier “discrètement” les jambes d’une sous-préfète de Moselle. “Dès que le ministère a eu connaissance de signalements de ses agents, il a engagé des actions auprès du procureur de la République. C’est à ce titre qu’une procédure judiciaire est en cours“, a précisé le ministère de la Culture.

Le Canard Enchaîné a révélé publiquement l’affaire en mai dernier. “C’est une affaire complètement folle d’un pervers” a réagi sur Europe 1 le ministre de la Culture Franck Riester.

Source: AFP

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