Mais qui est Sophia Chirikou, l’étrange meuf de Mélenchon?

Photo/Wikipedia
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C’est de notoriété publique: il est formellement interdit d’aller fouiller dans la vie privée de Mélenchon. Pourquoi? Parce que Jean-Luc adore mentir par omission: moins on en sait sur lui, mieux sa carrière de politicien se porte. 

Et le sujet sur lequel la presse a le moins le droit de donner son avis est Sophie Chirikou, sa compagne. Une très étrange personnalité, soigneusement recouverte d’un voile d’omerta par son bolchévique adoré.

Fille d’un cégétiste, elle adhère au PS à l’âge de 18 ans. Elle est alors proche de Caroline Fourest, laïcarde et opposée à l’islamo-gauchisme. Puis, elle devient assistante parlementaire et proche de Laurent Fabius: elle ne se contente pas de militer, elle se rapproche du pouvoir.

Exclue du PS pour de sordides histoires de concurrence interne, elle crée une boîte de com, Mediascop. Elle se connecte à Jean-Luc Mélenchon et devient progressivement sa conseillère en communication. Nul ne sait à quel moment ces deux-là se disent pour la première fois “Je t’aime, camarade.”

Se rapprocher de Méluche rend Sophia très ambitieuse. Elle crée une chaîne de télévision à fond à gauche, Le Média… dont elle se fait virer sans ménagement: elle est chassée par ses propres salariés. Ils lui reprochent son management brutal, tyrannique, bref: stalinien.

En juillet 2019, elle devient invitée hebdomadaire de Ruth Elkrief sur BfmTv. Mais ça ne l’empêche pas à allumer ses confrères comme elle faisait auparavant avec ses employés. Au sujet des reporters blessés lors des manifestations des Gilets Jaunes, elle déclare: “Je ne parviens pas à ressentir de compassion sincère pour ces journalistes. Ne leur parlez pas, ne les lisez pas et ne les regardez pas.” Là aussi, on sent le style stalinien: les désirs de Sophia sont des ordres et son cœur est en pierre.

Où les ennuis commencent, c’est que Mediascop, qu’elle dirige, travaille entre autres pour Le Média, qu’elle dirige. Et, comme souvent quand on est à la fois fournisseur et client, on se paye bien. Le fait d’être de gauche n’y change évidemment rien. Elle est donc soupçonnée de s’être rémunérée 130 000 euros, de facturer des services qui n’existent pas, de se faire passer pour bénévole alors qu’elle ne l’est pas. Selon Mediapart, elle est même la cible de deux plaintes contre X pour vol de matériel et de documents administratifs et financiers.

Pour la campagne présidentielle de Méluche, Mediascop reçoit une rémunération de 1 161 768 euros, soit 11% du budget total du candidat Jean-Luc Mélenchon. En septembre 2018, le Procureur de Paris déclare que “les surfacturations dénoncées tendent à faire sérieusement suspecter l’existence de manœuvres délibérées destinées à tromper l’organe de contrôle aux fins d’obtenir des remboursements sans cause”. France Inter l’accuse de s’être rémunérée 15 000 euros par mois, ce qui fait un peu beaucoup pour une communiste.

Elle a donc été entendue par les policiers de Nanterre pour “escroquerie, abus de confiance, infraction à la législation des campagnes électorales et travail dissimulé”. Rien que ça! On attend les résultats de l’enquête.

Quand on lui parle d’elle, Méluche s’exclame: “Ce n’est pas ma compagne!” Personne ne le croit, mais il traîne tout de même ceux qui l’annoncent devant les tribunaux. Et perd.

On comprend mieux pourquoi la perquisition à son domicile a rendu Jean-Luc fou de rage, au point qu’il s’est ridiculisé devant le peuple entier et qu’il ne parvient plus à remonter la pente des sondages depuis. C’est que les policiers l’ont surpris au saut du lit avec Sophia. Donc, “Ce n’est pas ma compagne!”, ça ne marche plus.

Et il y a pire: si Sophia est déclarée coupable un jour, la carrière de Jean-Luc s’arrêtera net, d’un coup et définitivement: il ne se remettra pas de s’être servi de sa chérie, ou de s’être laissé manipuler par elle, pour enrichir leur couple sur le dos de La France Insoumise et du Média. Cela ferait d’eux les Ceaucescu de la gauche française. À côté, François et Pénélope Fillon passeraient pour des saints.

Donc, logiquement, Jean-Luc a peur, très peur. Il peut tout perdre: honneur, destin et, pourquoi pas, amour, car le romantisme résiste mal aux tortures des tribunaux. Sophia est la lumière de Méluche. Elle pourrait devenir sa nuit.

Pour finir, une brève vidéo de Jean-Luc quand on lui parle de sa douce. Voyez comme il se réfugie derrière les définitions administratives. Un vrai soviétique.

Et une autre, où la douce en question se met en scène. Douce en apparence, du moins.

Sources: Le Point, Le Parisien, Wikipédia, Youtube

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