Effondrement et collapsologie. Canal Plus surfe sur la vague écolo-catastrophiste

Cadre du film/Canal Plus
Cadre du film/Canal Plus

L’Effondrement avec un grand “E” est une nouvelle lubie à la mode, dans les sillage de la Grande Peur de l’An Mil, la panique récente lié au passage à l’an 2000 ou le catastrophisme climatique. Canal+ surfe sur la vague avec sa nouvelle série au titre éponyme.

Que se passerait-il si, demain, le monde était soudainement paralysé par une pénurie d’essence, d’électricité ou de nourriture? De plus en plus nombreux, les adeptes de la collapsologie, tel l’ancien ministre Yves Cochet, retranché dans sa propriété dans le Sud-Ouest, prêchent une Apocalypse pour bientôt.

J+5, premier des huit épisodes de la nouvelle série L’Effondrement, plante le décor de cette série d’anticipation ancrée dans le présent: écroulement du système, infrastructures à l’arrêt et instinct de survie.

Des dizaines de voitures font la queue à une station-service. À la pompe, son gérant, batte de base-ball à la main, n’accepte que de la nourriture en échange d’un peu d’essence, rationnée au compte-gouttes. Mais tout dégénère quand un policier, exigeant un plein, vide la cuve de ses derniers litres de carburant sous les yeux de la foule à bout de nerfs.

L’élément déclencheur de L’Effondrement n’est jamais précisé, mais tous les épisodes en sont proches dans le temps. Si les premiers mettent en scène des conflits, les suivants explorent aussi le thème de la coopération, comme l’histoire de ce jeune homme qui veut sauver, seul, les occupants d’une maison de retraite à l’abandon.

Parmi les premiers épisodes, il y a aussi l’histoire d’un riche bourgeois qui manque son vol privé devant lui permettre de s’échapper, ou celle d’un hameau vivant en autarcie qui choisit entre partager ses ressources ou chasser un groupe de voyageurs épuisés.

Sans lien scénaristique les uns entre les autres, ces épisodes de 15 à 26 minutes sont filmés en plan-séquence, sans coupure ou montage apparent.

Avec son budget de deux millions d’euros, lancé sous le label L’Effondrement, cette série inscrit quelques acteurs reconnus à son générique comme Philippe Rebbot, Audrey Fleurot et Thibault de Montalembert.

Son autre originalité est sa production, organisée selon les poncifs de l’éco-responsabilité à la mode en termes de déplacements (transports en commun, minibus), d’alimentation (gourdes, repas végétariens) et de technique (décors récupérés, cotons réutilisables pour le maquillage).

De quoi éloigner un peu le spectre de l’effondrement?

Source: AFP/Canal Plus

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