Inouï: l’État refuse de chiffrer la fraude aux aides sociales!

Photo/Europe1/DR
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Sénatrice de l’Orne et rapporteuse spécial de la mission “Engagements financiers de l’État”, Nathalie Goulet a remis mardi au gouvernement son rapport d’enquête sur la fraude sociale. Et elle nous apprend quelque chose de très grave.

Une de ses missions était de chiffrer la fraude sociale, sujet extrêmement important. Mais, comme dans un reportage sur la mafia, toutes les portes se sont fermées: silence, censure, omerta.

“Il y a eu un “défaut de réponse” officiel sur cet aspect du problème”, explique-t-elle. “Nous n’avons pas pu obtenir certaines données. La Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse, par exemple, a répondu par “l’impossibilité juridique et technique”. Par ailleurs, nous n’avons pas eu toute l’assistance technique nécessaire pour nos rapports avec les services administratifs.”

Nathalie Goulet parle la langue des politiciens, où la vérité est édulcorée. Il faut donc traduire: “Ils ont tout organisé pour nous empêcher d’accéder aux données sensibles. Nous n’avons pas pu faire notre boulot d’enquête.”

Résultat: les Français ne sauront pas combien leur coûte exactement la fraude sociale. Mais pourquoi cette rétention d’information? Pour trois raisons possibles. Parce que l’addition de la fraude est encore plus catastrophique que nous l’imaginons. Parce que les plus fraudeurs sont des espèces protégées sur le territoire français (immigrés, jeunes, fonctionnaires, syndicats, entreprises publiques). Et parce que l’État est lui-même mouillé jusqu’au cou dans la fraude.

Et les macroniens osent nous parler de simplification, de transparence, de fluidité! Ils sont aussi opaques que des bureaucrates soviétiques.

Source: Le Figaro

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