Sylvie Goulard et ses petits copains du MoDem convoqués chez le juge dans l’affaire des emplois fictifs

François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard/Wikimedia Commons. Flickr
François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard/Wikimedia Commons. Flickr

Après deux ans d’enquête, les juges d’instruction ont décidé de convoquer plusieurs responsables du MoDem, dont François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard, en vue de leur mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs des assistants d’eurodéputés.

Une quinzaine de personnes au total, dont des eurodéputés, des assistants parlementaires et des cadres du MoDem, ont été convoquées par les juges du pôle financier du tribunal de Paris, qui enquêtent depuis juillet 2017 sur cette affaire.

C’est “la suite normale de la procédure” se rassure François Bayrou.

Le président du MoDem François Bayrou doit être entendu le 6 décembre. Le maire de Pau, pilier de la majorité présidentielle, a siégé au parlement européen de 1999 à 2002.

Marielle de Sarnez, députée européenne de 1999 à 2017 et numéro deux du parti centriste, et Sylvie Goulard, députée de 2009 à 2017 et actuellement sous-gouverneure de la Banque de France, seront auditionnées “durant la première semaine de décembre”.

Les juges cherchent à déterminer si des collaborateurs parlementaires du MoDem ont été rémunérés par les fonds publics du Parlement européen alors qu’ils étaient en réalité affectés à d’autres tâches pour le parti centriste.

L’enquête sur les assistants parlementaires du MoDem avait été initiée en juin 2017 par le parquet de Paris. Les investigations, rapidement confiées à des juges d’instruction, avaient entraîné à l’été 2017 la démission de François Bayrou de son poste de ministre de la Justice, mais aussi celles de Marielle de Sarnez (Affaires européennes) et de Sylvie Goulard (Armées).

Les avocats du MoDem ont fourni une immense quantité de pièces censées prouver le travail des assistants, nécessitant un long travail de recoupement des enquêteurs et de nombreuses auditions de ces anciens collaborateurs.

L’affaire des assistants parlementaires du MoDem, ajouté à la polémique sur des prestations réalisées pour un think tank américain, a coûté à la candidate macroniste Sylvie Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne, refusée le 10 octobre par les eurodéputés.

Mme Goulard avait accepté cet été de rembourser au Parlement européen 45 000 euros correspondant à huit mois de salaire d’un de ses assistants. Curieusement, cet aveu de culpabilité n’a pas entraîné de procédure et le Parlement européen avait clos cette affaire pour son cas.

Le Modem n’est pas la seule formation politique dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au parlement européen. Une enquête similaire a ainsi été ouverte pour La France Insoumise et pour le FN, les partis d’opposition.

Source: AFP

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