113 années de prison pour le clan Rom qui envoyait des mineurs dévaliser les touristes à Paris

Justice. Image d'illustration/Pixabay
Justice. Image d'illustration/Pixabay

Vingt membres d’un clan de tziganes roumains ont été condamnés à des peines de 4 à 8 ans de prisons par le tribunal correctionnel de Paris, vendredi 18 octobre. Ils avaient pendant des mois envoyé des mineurs de leur entourage détrousser les touristes dans les stations du métro parisien. 113 années de prison ont été prononcées en tout et ils sont tous interdit de territoire.

A l’issue de trois semaines de procès devant le tribunal correctionnel de Paris, vingt tziganes ressortissants roumains ont été condamnés à des peines de 4 à 8 ans de prison assorties d’une interdiction de territoire.

Ces hommes et ces femmes, issus d’un même clan de Roms sédentarisés, ont été condamnés pour “traite d’êtres humains sur mineur“, “recel”, “blanchiment” et “association de malfaiteurs“.

Ce procès est le fruit d’investigations initiées fin 2016 face à la recrudescence de vols à la tire dans le métro par des groupes d’adolescents bien entraînés: les mineurs, de 11 à 18 ans, dérobaient téléphones et portefeuilles des voyageurs, le plus souvent dans les escaliers du métro

Pendant qu’un ou plusieurs détournaient l’attention des victimes, un autre subtilisait les objets et les transmettait à des complices qui s’empressaient de les dissimuler, avant que chacun prenne la fuite de son côté.

L’enquête, surnommée “Roman Express“, du nom de la ville d’origine du clan dans l’Est de la Roumanie, a conduit à la mise en place, en janvier 2017, d’une coopération judiciaire franco-roumaine.

Six mois plus tard, celle-ci a débouché sur l’interpellation simultanée en France, en Roumanie, en Espagne et en Italie de la majorité des suspects, parents des mineurs exploités.

Ces familles n’ont aucune implantation en France, elles font des aller-retours avec la Roumanie pour accompagner les enfants” et faire tourner ceux trop identifiés par la police, a expliqué le parquet de Paris.

Une cinquantaine de mineurs actifs avaient été identifiés à l’époque des interpellations. Mais ils ne se considèrent pas comme des victimes et ceux qui avaient alors fait l’objet d’un placement avaient tous quitté la France dès la semaine suivante“, toujours selon le parquet.

Une procédure judiciaire se poursuit contre d’autres suspects en Roumanie, où les biens immobiliers du clan n’ont toutefois pas été saisis à ce jour.

La vague d’arrestations en 2017 avait provoqué une réduction notable de ce type de vols dénoncés à Paris.

Mais le clan s’est en partie reconstitué et plusieurs mineurs sont revenus depuis le début de l’année“, selon le parquet.

Selon la mairie de Paris en juin, les vols à la tire dans le métro parisien avaient augmenté en juin de 68% depuis le début de l’année.

Même si le nombre d’années de prison cumulées peut paraître impressionnant, la plus lourde peine infligé pour ces faits très graves n’est que de 8 ans. Et l’interdiction de territoire n’étant que très rarement respectée, il est probable que ces gens puissent à nouveau sévir en France dans un futur relativement proche.

Source: AFP

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