DICTIONNAIRE MACRON-FRANÇAIS / L comme “Libéralisme”

Photo/PoR
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On aime ou on n’aime pas le libéralisme, mais il a montré plus d’une fois sa capacité à sortir les pays du socialisme. On attendait Macron sur ce terrain-là. Que la France se l’avoue ou non, le soir de son élection, tout le monde s’est dit : “Lui, au moins, il s’y connaît en fric.”

Macron s’était inventé un rôle vachement rusé : le faux progressiste, secrètement libéral. On pouvait donc voter pour un libéral afin de sauvegarder son compte en banque, tout en prétendant élire un progressiste plein de bons sentiments. Le must, pour les bobos: à la fois l’argent du beurre et la casquette humaniste. Hélas, on a eu l’inverse : le vrai Macron est un faux libéral, totalement socialiste.

C’est le miracle Macron : comment un garçon aussi moderne, dynamique, mignon selon certaines, bien fringué, jamais la cravate de travers, pétant le feu, ayant de la repartie, comment un golden-boy aussi fringant peut-il être le clone de Leonid Brejnev ?

Car la République Socialiste du Macronistan existe. C’est la République Populaire du Flambystan, en pire. Tout ce qui est politique est figé. Tout ce qui est économique se fissure. Les gens râlent du matin au soir et ils ont raison. Les policiers se suicident au même rythme effréné que les paysans, les artisans et les entrepreneurs. Toute l’Europe déteste l’arrogance satisfaite de notre Président. Trump nous trolle sur Twitter. Et le fric? Il est englouti par des usines à gaz toujours plus monumentales, quand il ne s’enfuit pas à l’étranger.

Surplombant ce tableau déprimant, d’immenses affiches montrent un mec jeune et bien coiffé qui dit : “En marche vers un avenir connecté radieux ! Faites confiance à mon intelligence artificielle complexe !”

On pense ce qu’on veut du libéralisme, mais il ne se satisfait pas de faux-semblants. Soit on réduit le nombre de lois, d’impôts, de taxes et de fonctionnaires, soit on ne le fait pas. Macron nous dit tous les matins qu’il va le faire et ne le fait jamais. Du coup, il ne reste plus que de la bureaucratie brejnévienne déguisée en Apple Center: de beaux éclairages, de beaux packagings, une belle musique d’ambiance, mais tous les clients sont des crève-la-faim et rampent d’un vendeur à l’autre, mendiant de quoi s’acheter un sandwich.

Comme le dit Nicolas Lecaussin, Directeur de l’Institut de Recherches Économiques et Fiscales: “Macron réussit à discréditer le libéralisme sans le pratiquer!”

Macron est libéral comme Staline était l’ami des travailleurs. Le nombre de morts n’est pas le même, mais le mensonge est tout aussi énorme. Qu’on soit libéral ou pas, on a le droit de lui ordonner avec autorité: “Veuillez vider vos poches!” C’est ainsi que l’on parle aux voleurs à la tire, dans les pays de droit.

 

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