DICTIONNAIRE MACRON-FRANÇAIS / K comme “Kafka”

Photomontage/FL24
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Peu de gens le lisent, mais tout le monde connaît son nom. Kafka, juif hongrois mort à 40 ans, est un des plus grands écrivains du XXe siècle. Sa spécialité: décrire le caractère glacial, arbitraire, tyrannique de la bureaucratie, et les situations cauchemardesques qu’elle crée. 

Macron est Kafkaïen. Pour quatre raisons.

D’abord, comme la bureaucratie, il est imbitable. La pensée complexe s’exprime dans un langage codé que seuls les hyper-macroniens comprennent. Magnifique exemple, le 22 janvier dernier: “Il y a des mots qu’on ne comprend pas, il y a des mots qu’on ne traduit pas. Et chacun de nos pas réduit l’écart de ces intraduisibles. Et il y a des mots dont nos cœurs ont besoin d’une langue l’autre parce que cette part d’incompréhensible nous rapproche.” Si vous voyez clair là-dedans, soit vous vous appelez Brigitte, soit vous êtes fou.

Ensuite, comme la bureaucratie, Macron impose des choix absurdes. Personne ne saura jamais pourquoi il exige à la fois de dynamiser à fond la caisse les entreprises françaises, tout en les écrasant de taxes et d’impôts. L’un ou l’autre, il faut choisir, mais Macron ne choisit pas. Résultat: un socialisme qui se fait passer pour un libéralisme, ce qui mécontente à la fois la droite et la gauche. Tout le pays lui demande: “Pourquoi?” Macron répond: “Pour une prise en compte rapide de votre question, merci de bien vouloir remplir le formulaire 44AB-8398764-KZ et de le remettre au guichet 442-FBN qui est ouvert entre deux et trois heures du matin tous les 32 février des années bissextiles”.

De plus, comme la bureaucratie, Macron est glacial. Sarkozy avait des barbelés à la place des nerfs. Hollande était dégoulinant comme un pot de Slime renversé. Macron fait froid dans le dos quand on le regarde en face. Il est souriant, bien sûr, et joue les bienveillants, mais le peuple le perçoit comme un réfrigérateur sur pattes. À lui seul, il pourrait inverser la courbe du réchauffement climatique. Il est susceptible, cassant, d’une ironie souvent cruelle. Il aurait parfaitement pu jouer le rôle du méchant dans un film de James Bond, “007 contre les énarques”.

Enfin, comme la bureaucratie, Macron déclenche des cataclysmes. Ses décisions font souffrir inutilement des millions d’innocents. Elles font se suicider paysans, policiers, entrepreneurs. Et il regarde tout ce malheur avec son œil d’acier et son sourire de barracuda, du haut de son usine à gaz kafkaïenne.

À lire: Le Procès, disponible au format poche chez Folio. (Ce roman terrifiant fut longtemps interdit en URSS. Quand des éditions clandestines commencèrent à y circuler sous le manteau, les Soviétiques crurent d’abord qu’il avait écrit par un dissident de chez eux. Or, quand Kafka écrivit Le Procès… la révolution russe n’avait pas encore eu lieu. C’est ça, le génie!)

Source: FL24

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