Un homme de 73 ans, armé et retranché chez lui, tué lors d’une intervention du GIGN

GIGN/Wikimedia Commons
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Un septuagénaire armé et retranché à son domicile au village Ercuis, dans l’Oise, a été tué par le GIGN. L’homme aurait tiré sur les gendarmes, qui ont riposté.

Les militaires du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) ont abattu un homme de 73 ans, armé et retranché chez lui, dans la nuit du vendredi au samedi 12 octobre.

Cet habitant d’Ercuis s’était retranché chez lui vendredi en milieu d’après-midi, alors que des gendarmes de la brigade de Chambly étaient venus lui remettre en mains propres une convocation dans le cadre d’une enquête pour menaces envers des voisins. Il les avait accueillis avec un fusil de chasse.

Une quarantaine d’hommes du groupement de gendarmerie de l’Oise, rejoints par le GIGN, sont venus en renfort pour tenter de le calmer et de négocier avec lui.

L’homme tenait des propos incohérents durant l’opération“, a affirmé le maire de ce village de 1600 habitants, Jean-Pierre Nigay, ajoutant que “sa femme et son beau-frère sont restés jusqu’au bout” aux côtés des forces de l’ordre pour essayer de le raisonner.

Selon une source de gendarmerie, le septuagénaire aurait fait feu sur les militaires, qui ont tiré en retour. Les faits ont été résumés sur le compte Twitter du GIGN.

Sans dévoiler une procédure judiciaire en cours (puisqu’il y a mort d’homme), on peut indiquer que malheureusement, les heures passant, épuisant nos ressources en termes de négociation et de manœuvre, l’hypothèse d’un scénario “suicide by cop” [provoquer un tir de police de sorte à être tué] s’est renforcée.

Vers 3h30, l’homme est sorti et a ouvert le feu à plusieurs reprises sur l’équipe d’interception, au fusil de chasse.

Il a alors été touché par un (seul) tir de riposte et n’a pas survécu à ses blessures, malgré les soins immédiatement prodigués par notre équipe médicale et le SAMU présent également.”

L’individu n’était pas connu de la justice et devait être convoqué par les gendarmes dans le cadre d’une affaire pour laquelle il était bien mis en cause“, a déclaré le procureur de la République de Senlis.

Ce que les proches nous confirment, c’est que cet homme avait des soucis. Il tenait parfois des propos incohérents, alors qu’il avait toujours eu auparavant une vie droite“, a-t-il ajouté.

Une enquête de l’Inspection générale de la gendarmerie nationale (IGGN) a été ouverte concernant l’usage de l’arme par le GIGN.

Source: Le Courier Picard/AFP/Twitter

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