DICTIONNAIRE MACRON-FRANÇAIS / D comme “Démocratie”

Capture d'écran/Twitter Montage/FL24
Capture d'écran/Twitter Montage/FL24

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux. Le président de l’Assemblée nationale nie la réalité avec un incroyable mépris: il adopte un amendement, alors que la majorité des députés présents vote contre. Comment est-ce possible?

La réponse est simple: ce n’est pas possible. La loi française interdit absolument ce comportement. Un président de la République peut bien s’afficher tant qu’il veut avec des rappeurs à la Fête de la musique: notre Droit l’y autorise. Mais jamais, absolument jamais, même pas en rêve, le président de l’Assemblée n’est autorisé, en aucune manière, à falsifier le vote des députés.

Et ce n’est pas seulement une grave atteinte aux règles fondamentales de notre système politique, mais c’est également une incroyable insulte aux Français, car cette séance est filmée, et Richard Ferrand le sait. Ça ne l’inquiète pas. Il n’a pas peur que ça buzze. Il fait confiance à la Macronie pour étouffer l’affaire.

Certes, cette scène digne d’une dictature a fait scandale, mais surtout sur les réseaux sociaux. La grande presse ne s’en est emparée que quelques heures, le temps de passer à autre chose. Or, il n’y a aucune raison de laisser passer ce viol de la démocratie sans la moindre vergogne. Il faut s’en souvenir. Et se souvenir de ce qu’il signifie.

Parce qu’il a tous les pouvoirs ou presque, chaque nouveau Président redéfinit la démocratie française. Le putsch de Richard Ferrand définit la démocratie macronienne: “On fait ce qu’on veut. Parce que c’est notre programme. Et si ça vous énerve, c’est de votre faute: vous ne pensez pas de manière assez complexe.”

Emmanuel Macron n’a pas besoin de la démocratie: pour la remplacer, il a inventé les Grands Débats, ces pièces de théâtre improvisées dont il est le héros. Nous sommes la one-man-show-nation.

Source: LCP

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