Un ancien président menacé de procès et de 8 ans de prison. Pas en France, en Colombie

Álvaro Uribe/Wikimedia Commons
Álvaro Uribe/Wikimedia Commons

L’influent ex-président colombien Alvaro Uribe, soupçonné d’avoir tenté de soudoyer des témoins contre un opposant politique, a été longuement interrogé mardi par la Cour suprême, qui doit désormais décider si elle juge l’ancien chef de l’État ou pas.

C’est la première fois qu’un ancien chef de l’État colombien doit répondre devant la plus haute juridiction du pays. Il encourt huit ans de prison. Il pourrait également être placé en détention provisoire.

L’interrogatoire d’Alvaro Uribe, âgé de 67 ans, à huis clos et sans enregistrement, a duré sept heures.

L’affaire remonte à 2012. L’ancien dirigeant de droite avait déposé une plainte contre le sénateur de gauche Ivan Cepeda pour un supposé complot basé sur de faux témoignages, selon lui.

Mais l’affaire s’est retournée contre le plaignant, la justice ouvrant une enquête pour corruption de témoins, non pas contre Ivan Cepeda mais contre Alvaro Uribe.

L’ancien chef de l’État (2002-2010), actuel sénateur, leader du parti au pouvoir Centro Democratico et mentor du président actuel Ivan Duque, est par ailleurs visé par d’autres enquêtes pour de présumés délits pénaux.

Ivan Duque lui a apporté son soutien mardi en ayant cette formule: “Je résume Alvaro Uribe Velez par un mot: honorabilité“.

La fermeté d’Alvaro Uribe contre les guérillas d’extrême gauche est aussi applaudie que critiquée par les Colombiens.

Étant donné le poids politique de l’ex-président, cette audition prend une importance particulière en Colombie à quelques jours des élections locales du 27 octobre. Ce jour-là, les Colombiens doivent élire leurs maires et leurs gouverneurs.

Source: AFP

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