Comment l’islam a dévoré le communisme en banlieue parisienne

Graphique/Libération
Graphique/Libération

Libération livre ce matin une très intéressante étude statistique sur le déclin du Parti Communiste Français dans les banlieues françaises. Mais le grand quotidien de gauche n’en tire pas les mêmes conclusions que FL24.

Longtemps, la banlieue parisienne a été la chasse gardée du PCF. On appelait cet encerclement électoral de Paris par le communisme “la ceinture rouge”. Mais le mur de Berlin est tombé, le grand frère soviétique a cessé de financer son petit jumeau français, et le PCF a perdu, et continue de perdre, son influence sur cette immense zone.

Selon Libération, ce déclin est le résultat de micmacs électoraux, de trahisons entre partis de gauche, de contextes historiques, de découpages territoriaux, etc. C’est possible, mais insuffisant. Une autre explication est pourtant évidente, mais n’est même pas évoquée par Libération: l’islam.

Le communisme et l’islam s’allient parfois lorsqu’ils ont un ennemi commun, mais ces alliances ne durent jamais très longtemps. L’islam hait l’athéisme plus que tout, et le communisme veut la peau des religions: la compatibilité est très faible.

“En accueillant des millions d’Arabes sur le sol français, la France a complètement ignoré qu’ils avaient une religion”, dit Alain Besançon, philosophe et historien. Et, en effet, en faisant de la place dans ses banlieues à d’innombrables musulmans, le PCF a considéré que l’islam était un détail sans importance. Il croyait que tous ces braves gens allaient devenir de bons petits électeurs de gauche. Erreur fatale.

Car la foi musulmane de nos immigrés était plus solide que la foi communiste de nos maires PCF. Et leur cohabitation a tourné au fiasco pour le Parti. Tranquillement, en imposant leur mœurs, en convertissant les jeunes, en tissant des réseaux invisibles mais dynamiques, en revendiquant toujours plus de droits, les musulmans ont conquis les citadelles rouges. Par la mainmise sur la rue, ils ont rendu inutiles les urnes.

De nos jours, on voit beaucoup de partis et groupuscules de gauche jouer la carte musulmane pour tenter de regagner le terrain perdu avec la disparition du prolétariat. Mais ils commettent une faute stratégique très grave: ils ouvrent grandes les portes à un adversaire plus fort qu’eux. Ils ont tout à y perdre. Et la France aussi.

Source: Libération

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