Votre sortie du week-end. Pourquoi il faut courir voir le nouveau film de Fabrice Luchini

Alice et le maire/Allociné
Alice et le maire/Allociné

Alice et le Maire est un de ces très rares films qui font du bien à l’âme française, parce qu’ils montrent de manière poétique les sujets que les grands médias n’osent jamais aborder.

Ce n’est un secret pour personne: Fabrice Luchini est un homme de droite, et il est à peu près le seul dans le monde du cinéma français. Il est de la vraie droite, l’intelligente, l’insolente, la cultivée, la drôle, la courageuse.

Mais il ne trouve pas beaucoup de films de droite à se mettre sous la dent, car le déluge de subventions qui tue le cinéma français (90% des productions françaises ne sont pas rentables) censure systématiquement les scénarios politiquement incorrects.

Avec Alice et le Maire, Luchini trouve un rôle taillé pour lui et il l’interprète à la perfection: son plaisir de jouer crève l’écran et fait jubiler le spectateur. Qui est donc ce fameux maire qui va vivre avec la jeune et délicieuse Alice une jolie relation faite de doutes et de confidences? Un politicien qui n’a plus la moindre idée, qui ne trouve plus de solutions, qui ne sait plus quoi raconter. Bref: un homme de gauche.

Car c’est devenu un mantra des partis de gauche depuis des décennies: ils passent la totalité de leur temps à dire qu’il faut “réinventer le socialisme”, “refonder la gauche”, “renouveler le stock d’idées”, à l’infini.

La signification cachée de ces mots d’ordre est très claire. Traduction: “Nos utopies ont tellement échoué, elles ont fait tant de morts, nous avons tellement menti, nous sommes tellement assiégés par la réalité qui exige de prendre sa revanche, que nous ne savons plus du tout quoi dire. Alors, nous disons n’importe quoi en attendant la mort”.

Parfaite incarnation de cette mentalité: François Hollande, dont personne n’a compris ce qu’il pensait, tout simplement parce qu’il ne pensait pas.

C’est cette gauche-là qu’incarne avec une grande subtilité, sans vulgarité, sans méchanceté, en vrai artiste, en perfectionniste, Fabrice Luchini. Quand à Anaïs Demoustier, interprète d’Alice, elle est promise à une belle carrière: elle se montre à la hauteur du maître. Tant de finesse, ça change de Béatrice Dalle.

Nous n’en dirons pas plus parce que nous avons horreur des spoilers: une œuvre n’est pas faite pour être racontée avant d’être vue. Mais nous pouvons tout de même vous dire: foncez. Le grand comédien découvert par le public grâce à La Discrète est très grand dans Alice et le Maire.

FL24

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