Scandale chez les gauchistes! Difficile à croire, mais Bruxelles condamne le communisme

Photo/France Inter/droits réservés
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Les bonnes nouvelles en provenance du Parlement Européen sont tellement rares qu’elles méritent d’être soulignées.

L’événement est passé totalement inaperçu, car plus personne ne s’intéresse à ce qui se passe à Bruxelles. Mais c’est tout de même un événement marquant, qui mérite d’être le bienvenu en France: le Parlement européen a adopté une résolution condamnant l’histoire du communisme.

Le texte est très long. On peut le résumer en citant ses 5 paragraphes les plus importants.

Paragraphe F: “Considérant que si les crimes du régime nazi ont été jugés et punis lors du procès de Nuremberg, il reste urgent de sensibiliser l’opinion publique, de dresser un bilan moral de cette période et de mener des enquêtes judiciaires sur les crimes du stalinisme et d’autres dictatures”

Paragraphe 3: “Le Parlement rappelle que les régimes communistes et nazi sont responsables de massacres, de génocide, de déportations, de pertes en vies humaines et de privations de liberté d’une ampleur sans précédent dans l’histoire de l’humanité, qui auront à jamais marqué le XXe siècle”

Paragraphe 15 : “Le Parlement maintient que la Russie reste la plus grande victime du totalitarisme communiste et que sa transformation en un État démocratique sera entravée aussi longtemps que le gouvernement, l’élite politique et la propagande politique continueront de blanchir les crimes communistes et de glorifier le régime totalitaire soviétique; invite par conséquent la société russe à accepter son passé tragique”,

Paragraphe 16 : “Le Parlement s’inquiète vivement des efforts déployés par les dirigeants de la Russie d’aujourd’hui pour déformer les faits historiques et blanchir les crimes commis par le régime totalitaire soviétique; considère ces tentatives comme un élément dangereux de la guerre de l’information qui est menée contre l’Europe démocratique et qui cherche à diviser notre continent; demande dès lors à la Commission d’agir de manière décisive pour contrecarrer ces tentatives”,

Paragraphe 17 : “Le Parlement se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes”.

Bien sûr, il reste des hypocrisies (comme le fait d’écrire “stalinisme”, manière d’innocenter Lénine et bien d’autres tyrans rouges tout aussi violents que Staline), mais ce texte constitue tout de même un grand pas dans la bonne direction. On voit enfin venir le jour où le Goulag sera traité avec la même sévérité que la Shoah. Et où Poutine sera regardé comme le protecteur des vices du communisme.

Bien entendu, chez les communistes français, ces êtres hyper-sensibles, la nouvelle a fait l’effet d’un deuxième Tchernobyl. Ainsi, l’Humanité parle du “déshonneur du Parlement Européen” et de “résolution scélérate”. Inutile de préciser que la gazette du PCF détecte derrière cette initiative européenne l’ombre de l’extrême droite, du néo-nazisme, du retour des années 30, etc.

Même son de cloche chez Mediapart, qui accuse Bruxelles de “manipuler l’histoire et la mémoire”.

Quant au PRCF, le groupuscule le plus stalinien de France, il fait dans le grandiose: “Cet anticommunisme virulent n’est que le masque d’un eurofascisme belliqueux et violent qui n’ose pas encore dire son nom, mais qui déjà fait défiler, à la torche et avec les insignes des Einsatzgruppen, ses milices dans les rues d’Ukraine, ses bataillons en uniformes SS dans les rues des capitales baltes, et qui démolit les monuments aux soldats soviétiques de l’Armée rouge en Pologne, tout en persécutant les communistes.” 

Finalement, il y a donc deux bonnes nouvelles: Bruxelles commence à regarder le communisme en face, et les staliniens français enragent. On croirait presque entendre Georges Marchais hurler “C’est un scandale !”

Le texte intégral de la Résolution: http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2019-0021_FR.html

Sources: Parlement Européen, l’Humanité, Mediapart, PRCF

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