Le député macroniste Aurélien Taché veut conditionner l’aide au développement aux retours des clandestins dans leurs pays d’origine

Aurélien Taché lors d'un débat à Grand Synthe/Flickr
Aurélien Taché lors d'un débat à Grand Synthe/Flickr

Dans le sillage d’Emmanuel Macron, qui a annoncé “lever le tabou” de la problématique migratoire, le député macroniste Aurélien Taché s’est prononcé jeudi pour conditionner l’aide au développement versée par Paris aux pays du tiers-monde à l’accueil par les pays bénéficiaires des déboutés du droit d’asile.

Aurélien Taché a affirme au micro de RMC que “les reconduites pour l’instant ne sont pas suffisantes“, le constat timide que les chiffres et statistiques annoncent depuis longtemps: les débutés d’asile (plus de 100 000 demandes par an) restent quasiment tous en France.

Le député macroniste des Yvelines a remarqué en même temps que l’aide au développement, cet espèce d’impôt colonial inversé que les Occidentaux versent aux pays du tiers-monde, va augmenter.

Faudrait-il la conditionner à l’acceptation par les pays bénéficiaires à accueillir les personnes parties en France mais déboutées du droit d’asile? “Il y aurait une logique par exemple à poser ce débat avec un certain nombre de pays qui vont recevoir une aide au développement“, a répondu Aurélien Taché.

On peut lier ces deux sujets et ce sera par exemple peut-être un des points qu’on évoquera lundi lors du débat” à l’Assemblée nationale sur l’immigration, a-t-il ajouté.

Car, si le nombre de reconduites de clandestins à la frontière est si faible, cela est dû pour une bonne parie au refus de la part des pays africains et asiatiques de récupérer leurs propres citoyens, en inventant mille prétextes et astuces contraires au droit.

Priver les élites de ces pays de l’aide au développement, qui leur assure pour une bonne partie un certain comfort matériel, ressemble étrangement au chantage, mais, en politique, à voyou voyou et demi. Cette politique, employée outre-Atlantique par l’administration Trump, a porté ses immédiatement fruits en divisant l’immigration illégale par deux.

Et si les pays sources de l’immigration refusent? Cela nous fera une sacrée économie. Selon le gouvernement, l’aide au développement française devrait poursuivre sa hausse en 2019, pour atteindre 0,44 % du revenu national brut. La France jette dans ce gouffre quelque 10,3 milliards d’euros. C’est plus que les dépenses consacrées à la justice ou à la protection de l’environnement.

Source: AFP

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