Les héritiers des profanateurs de tombes du gouvernement socialiste espagnol s’en prennent à la sépulture du général Franco

Les profanations de tombes par les antifranquistes pendant la Guerre civile/Wikimedia Commons
Les profanations de tombes par les antifranquistes pendant la Guerre civile/Wikimedia Commons

La Cour suprême espagnole a rejeté mardi le recours de la famille et donné son feu vert à l’exhumation du général Franco de son mausolée monumental près de Madrid. Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez a osé saluer cette décision comme une “victoire de la démocratie”.

Les six magistrats en charge de ce dossier ultra sensible politiquement ont “décidé à l’unanimité de rejeter dans sa totalité le recours présenté par la famille de Francisco Franco“.

Cet arrêt valide la décision du gouvernement d’exhumer la dépouille du général Franco du Valle de los Caidos et de le réinhumer dans le cimetière plus discret d’El Pardo, au nord de Madrid.

Nous vivons aujourd’hui une grande victoire de la démocratie espagnole“, a déclaré Pedro Sanchez sur Twitter en soulignant que l’action de son gouvernement avait été toujours guidée par sa volonté de “réparer la souffrance des victimes du franquisme”.

Le gouvernement veut en terminer avec leur triste manège qui s’apparente à une profanations le plus rapidement possible mais les mêmes magistrats doivent encore examiner trois autres recours, présentés par la Fondation Francisco et par la communauté bénédictine gérant le mausolée et par l’Association de défense du Valle de los Caidos.

Opposée à l’exhumation, la famille Franco exigeait, si elle devait être autorisée, que le dictateur soit enterré dans le caveau familial de la cathédrale de l’Almudena, où gît sa fille. Une solution inenvisageable pour le gouvernement qui craignait que cela ne transforme cette cathédrale située dans le centre de Madrid en un nouveau lieu de pèlerinage franquiste.

Vainqueur de la Guerre civile (1936-1939) à la tête d’un soulèvement contre la République dirigée par la gauche et l’extrême gauche, largement infiltrée par l’Union soviétique de Staline, Franco a conduit l’Espagne jusqu’à sa mort en 1975. Il est perçu par de nombreux Espagnols comme celui qui a sauvé le pays d’un régime dictatorial bolchévique.

Il avait lui-même pris la décision de construire le Valle de los Caidos, basilique creusée à flanc de montagne et surmontée d’une croix de 150 mètres de haut.

Dans l’esprit d’apaisement et de la réconciliation nationale, Franco avait fait transférer sur ce site les restes de plus de 30 000 Espagnols morts durant la guerre: des nationalistes de son camp mais aussi des républicains.

Un demi-siècle plus tard, les héritiers des staliniens et des communistes de l’époque montre un esprit beaucoup plus haineux et partisans et ils n’hésitent pas à jouer aux profanateurs de sépultures.

Dès son arrivée au pouvoir en juin 2018, Pedro Sanchez avait fait de l’exhumation l’une de ses priorités. Et ce afin que le Valle de los Caidos ne soit plus un “lieu d’apologie du franquisme” en excluant ainsi la moitié de la population de la légitimité démocratique.

Source: AFP

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