Totalitarisme. Une blague entre footballeurs devient un crime. Après la police de la pensée, la police de l’amitié?

L'innocente blague en accusation/Twitter
L'innocente blague en accusation/Twitter

Ça commence comme un gentil chambrage entre amis fidèles, et ça finit en scandale sur la planète foot. Les débats sans fin sur le racisme en Europe sont-ils en train de rendre fous les fans de ce sport?

L’un est portugais, l’autre français, les deux sont des stars du foot anglais. Ils se connaissent depuis qu’ils ont joué ensemble à l’AS Monaco. Ils sont très amis. Mais le politiquement correct a décidé de considérer leur complicité comme une faute.

Sur Twitter, Bernardo Silva a posté une image de Conguitos, personnage noir d’une marque de chocolat espagnole, en laissant entendre qu’il s’agissait en réalité de Benjamin Mendy. Un gag comme en font tous les gens qui se connaissent assez et se font suffisamment confiance, pour se moquer l’un de l’autre. Mais le politiquement correct rôde sur Internet, et la blague a mal tourné.

Un tsunami d’insultes s’est abattu sur Bernardo Silva, traité de raciste sur tous les tons. Surpris et gêné, il a aussitôt effacé son tweet et demandé: “Les gars… On ne peut même faire de blague à un ami de nos jours?” Les réponses ont été virulentes: “Le racisme n’est pas une blague!”

L’affaire serait simplement ridicule, si elle n’était prolongée par la Fédération anglaise, qui envisage d’ouvrir une enquête. Comme s’il fallait punir l’amitié, la complicité et l’humour sympathique — même si très basique — des vestiaires et des stades. Jusqu’où ira la surveillance des idées, si même les sentiments sont censurés?

Source: Républicain Lorrain

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