Connaissez-vous le système de financement du narcotrafic marseillais et quelles en sont les origines?

Image : Pixabay
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Un système maghrébin ancestral permettait à des trafiquants de drogue de blanchir l’argent de leurs activités. Plus d’un million d’euros ont été saisis à leur domicile et leur procès s’ouvre aujourd’hui à Marseille.

Il a fallu deux ans d’enquête aux policiers marseillais pour démonter un réseau de blanchiment d’un nouveau genre. Ou plutôt d’un genre très ancien, vieux de treize siècles: l’hawala, née dans le monde arabe.

Un système parfait pour échapper à la surveillance des banques et des brigades financières. Utilisé autant par le crime organisé que par les passeurs d’immigrés clandestins et les djihadistes à travers le monde entier.

Le fonctionnement de l’hawala est simplissime. L’émetteur du transfert d’argent s’adresse à un “saraf” (en arabe: un agent de change) proche de son domicile et lui remet la somme. Ce dernier se tourne ensuite vers autre “saraf” qui habite à proximité du récepteur.

Un ordre de virement est alors établi entre les deux “sarafs”, le plus souvent par téléphone. Avec la multiplication des “sarafs”, c’est ainsi tout un réseau bancaire souterrain qui se met en place dans le Sud de la France, et dont les clients restent parfaitement anonymes, indétectables. Une aubaine pour les trafiquants de drogue.

C’est ainsi que la police a découvert, chez un “saraf” de 36 ans, 600 000 euros en espèces. Avec neuf de ses complices, il va devoir s’expliquer devant la justice. Le procès se terminera mercredi soir et constituera une introduction au procès bien plus important d’un réseau hawala tentaculaire, prévu pour octobre, toujours à Marseille. La révélation de l’hawala par les enquêteurs français ne fait que commencer.

Source: Corse Matin

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