Il a tué deux fillettes, blessé un nourrisson et leur mère. Deux ans de prison requises

Image d'illustration/Capture d'écran YouTube
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Il a demandé pardon à la barre, 18 mois après l’accident qui avait couté la vie à deux fillettes, blessé un nourrisson et leur mère: deux ans de prison ferme ont été requis jeudi à Laon à l’encontre de ce chauffard.

Il a tout fait pour essayer de ne pas assumer sa responsabilité“, a estimé le parquet. “On a beau faire des campagnes de prévention, il y aura toujours une frange de conducteurs qui considèrent que la vie des autres ne les concerne pas“.

Il a requis 4 ans de prison dont deux ans avec sursis, avec mandat de dépôt, contre ce chef d’entreprise poursuivi pour “homicide involontaire” et “blessures involontaires”.

Je voulais dire que j’étais bouleversé par ce qui s’est passé. Tous les jours, à chaque instant, j’y pense“, a déclaré le prévenu de 48 ans, très ému à l’audience. “J’ose demander pardon, mais je sais qu’on ne me pardonnera jamais“.

La mère des deux fillettes de trois ans et 26 mois et du nourrisson, a rejeté ces excuses. “Il a eu un an et demi pour les formuler”, a souligné la jeune femme. “Il ne nous a même pas regardés, ni moi, ni ma famille en disant cela. Il n’a pas non plus présenté ses condoléances“.

Elle a demandé aux juges “une peine exemplaire et des indemnités énormes“, soit un million d’euros pour chaque enfant décédé, et 500 000 euros pour le bébé, victime d’un sévère de traumatisme crânien, d’une fracture du fémur, et toujours sujet à des crises d’épilepsie.

Aux questions du tribunal sur les circonstances ayant provoqué la collision, le 3 avril 2018 sur une route départementale de l’Aisne reliant Laon à Reims, le prévenu a répondu par des phrases courtes, à peine audible. “Je ne me souviens de rien, je ne sais pas ce qui s’est passé”, s’est-il contenté d’affirmer.

Le juge l’a interrogé sur son véhicule, une Maserati acquise d’occasion trois jours avant le drame. “C’est quand même pas la voiture du commun des mortels, pourquoi l’avoir achetée?“. Le prévenu a répondu en mettant en avant des qualités de “confort et d’esthétisme”, niant être un amateur de vitesse.

La question du juge sous-entend que lorsque l’on achète une belle voiture, associée dans l’imaginaire populaire à la vitesse, on le fait dans le but faire des excès. La même logique fallacieuse que celle de la gauche américaine vis-à-vis des armes à feu.

La défense évoque les conditions météorologique le jour du drame, l’avocat de parties civiles affirme que “les décès sont liés exclusivement à la faute du prévenu, il roulait trop vite”, a-t-il plaidé.

Le prévenu avait déjà commis 9 infractions au code de la route, et subi deux suspensions de permis pour excès de vitesse. Au moment des faits, il disposait toutefois de tous ses points.

La décision a été mise en délibéré au 21 novembre.

Source: AFP

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