Décryptage. Comment un conflit entre musulmans à plusieurs milliers de kilomètres va vous faire payer plus cher votre essence?

Usine d'Abqaiq, l'installation endommagée par les attaques/DR
Usine d'Abqaiq, l'installation endommagée par les attaques/DR

Ce samedi, des installations pétrolières en Arabie saoudite ont été attaqué par des drones, ce qui a provoqué une réduction de la moitié de sa production et engendré mécaniquement une forte hausse des cours du pétrole. La guerre froide entre les musulmans sunnites et chiites a des répercutions sur votre quotidien.

Si selon le ministère saoudien de l’Intérieur, les attaques n’ont fait aucune victime, l’usine d’Abqaiq, la plus grande pour le traitement de pétrole au monde, et sur le champ pétrolier de Khurais, a été sévèrement touchée par une série d’explosions qui ont entraîné des incendies.

Les attaques contre les installations du géant public Aramco ont été revendiquées par les rebelles yéménites chiites, les Houthis, soutenus par l’Iran et qui font face depuis cinq ans à une coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite.

Cette infrastructure énergétique saoudienne avait déjà été touchée par les Houthis, notamment en août et en mai, mais la frappe de samedi dernier est cette fois lourde de conséquences: elle a provoqué une réduction brutale de production de 5,7 millions de barils par jour, soit environ 6% de l’approvisionnement mondial.

Dans les premières cotations lundi matin, les prix du pétrole étaient en forte hausse et gagnaient plus de 10%: le baril américain de WTI augmentait de 10,68% à 60,71 dollars et le baril de Brent de la mer du Nord montait de 11,77% à 67,31 dollars.

Tandis que les marchés surveillent de près la réaction de l’Arabie saoudite, le PDG d’Aramco, Amin Nasser, a tenu a les rassurer en précisant que “des travaux” étaient “en cours” pour rétablir la production. Mais un retour à la normal complet de la production pourrait prendre des semaines, selon Bloomberg News citant des sources anonymes.

Que ce soit les taxes ou les tensions au Moyen-Orient qui augmentent, à l’arrivée c’est tous les dérivés du pétrole qui coûtent plus cher, et le prix à la pompe n’est pas prêt de baisser, une hausse de 4 à 5 centimes.

Source: AFP, LCI

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