Le loup dans la bergerie. Ce djihadiste afghan réfugié en France perpétrait un attentat, comment a-t-il pu obtenir l’asile?

Drapeau afghan/Wikimedia Commons
Drapeau afghan/Wikimedia Commons

Après un long périple pour arriver de Kaboul jusqu’en France en 2016, Noor S. un jeune afghan avait alors déposé une demande d’asile politique auprès de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA). L’homme profitait de la politique d’asile pour s’infiltrer en France afin d’y commettre un attentat.

Au terme d’entretiens serrés, il n’avait pas pu obtenir le statut de réfugié qui lui aurait permis de bénéficier entre autres d’une carte de résidence de dix ans et de s’installer durablement parmi vous et moi sur le sol français.

Mais il a tout de même été placé sous la protection subsidiaire de l’OFPRA qui “est accordée à toute personne dont la situation ne répond pas à la définition du statut de réfugié, mais pour laquelle il existe des motifs sérieux et avérés de croire qu’elle courrait dans son pays un risque réel de subir des atteintes graves comme la peine de mort ou des tortures”.

Donc en réalité, même s’il n’en a pas le statut “réfugié”, il est dans les faits tout de même bien réfugié en France, et sous statut légal. Le terroriste en sommeil n’est même plus clandestin.

Noor S. a par conséquent obtenu un permis de séjour d’un an renouvelable en juillet 2017. Mais alors que la France lui fait le cadeau de l’asile, l’afghan va s’adonner à un projet hostile, selon le contre-terrorisme français qui le repère sur les réseaux sociaux. Il est identifié comme un partisan du djihad international.

La surveillance des enquêteurs de la DGSI va leur révélé sa volonté de perpétrer un attentat en Europe. Aidée cette fois par une efficace coopération internationale, des services étrangers l’ont également repéré, et il est interpellé avant de passer à l’acte.

Début août, il est placé en centre de rétention administrative après un arrêté d’expulsion pris par le ministre de l’Intérieur. Il a en plus pu abuser de tous les recours possibles, mais une fois tous épuisés, Noor S. est retourné à la case départ, à Kaboul le 7 septembre.

Combien de djihadistes se cachent encore parmi les plusieurs milliers de “réfugiés” ? Le fait qu’un loup puisse profiter de cette générosité pour entrer dans la bergerie devrait amener l’Etat français à remettre en question cette politique aveugle qui met en danger les européens.

Source: Le Point

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