Pour Jean-Paul Delevoye, “Monsieur retraites” de Macron, un salaire de 10 135 euros c’est pas assez. Il a recommencé à toucher sa retraite de maire

Emmanuel Macron et son
Emmanuel Macron et son "Monsieur retraites"/Twitter

Jean-Paul Delevoye , “Monsieur Retraites” de Macron, a décidé de recommencer à percevoir des pensions liées à ses anciennes mandats électifs. Il y avait renoncé lorsqu’il exerçait sa mission de haut-commissaire en dehors du gouvernement, avant de devenir ministre.

Nommé au gouvernement le 3 septembre dernier, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye a choisi de recommencer à percevoir sa retraite du régime général ainsi que celle d’ancien élu local – il a notamment été maire de Bapaume (Pas-de-Calais).

Il cumule donc son salaire de ministre avec ses pensions de retraite issues des cotisations auprès de sa caisse de retraite complémentaire, l’Ircantec.

Une exception cependant à ce cumul. La retraite de sénateur et celle de député va devoir attendre. Jean-Paul Delevoye y a bien sûr acquis le droit en tant qu’ancien parlementaire de 1986 et 2002, mais les règlements de l’Assemblée et du celui du Sénat ne permettent pas de les cumuler avec un salaire de ministre.

Cette double rémunération est donc parfaitement légale dans le sens qu’elle n’est pas encadrée par une loi spécifique. Qui plus est, il n’y a aucun plafond pour définir la rémunération de Jean-Paul Delevoye en tant que ministre.

En tant que haut-commissaire à la réforme des retraites, du septembre 2017 à son entrée au gouvernement, Jean-Paul Delevoye s’était vu attribuer une rémunération individuelle, dont le montant avait été laissé à la discrétion du Premier ministre. On apprend qu’elle était inférieure à son salaire actuel.

En tant que haut-commissaire, sa rémunération est indexée à celles des autres membres du gouvernement, et arrêtée par décret”, précise-t-on dans son entourage. En tant que ministre, Jean-Paul Delevoye touche actuellement 10 135 euros brut mensuels, pour s’occuper du dossier sensiblement identique qu’avant sa nomination.

Sa retraite dûe à ses anciennes mandats électifs de maire etc. vient compléter cette confortable rémunération.

Source: La Lettre A