Expulsé de chez lui! Qui a le pouvoir de vous virez de chez vous si vous ne payez pas la rançon?

Les Inconnus/capture d'écran Youtube
Les Inconnus/capture d'écran Youtube

Un quinquagénaire sans emploi se trouve dans l’impossibilité de payer les droits de succession, l’Etat l’expulse de chez lui. C’est la mairie de Féricy (Seine-et-Marne) qui devient la propriétaire légale de chez lui, et qui a pris la décision d’en faire un SDF.

Pascal Monin, 58 ans, va devoir céder la maison de sa grand-mère acheté en 1964, où ont habité ses parents, dans laquelle il a grandit, vécu, et même vieillit, il est chez lui comme il le rappelle. Mais cette chère demeure de six pièces de 466 m2, entourée de 2 281 m2 de terrain, située rue de Ferland, à Féricy lui a été spolié par l’Etat.

C’est désormais la mairie Europe Ecologie Les Verts, qui en devenue la propriétaire légale depuis quatre ans. Issu de ce parti si prompt à refuser les expulsions d’immigrés clandestins qui squattent, c’est bien le maire, Daniel Aimar qui a décidé d’expulser le déshérité de force.

L’administration fiscale considère qu’“aucun paiement n’étant intervenu depuis la date du décès de la grand-mère et en l’absence de toute succession ouverte ou connue à ce jour”, s’applique la procédure de bien sans maître.

C’est-à-dire que personne n’ayant réclamé et payé la succession dans un délai de prescription de 30 ans, la maison est considéré par l’Etat “sans propriétaire”, et l’a attribuée à la mairie.

Le propriétaire au chômage explique: “A la mort de ma mère en 2009, j’ai accepté sa succession. Mais je n’ai pas pu payer les droits de succession. J’ai perdu mon travail et j’ai monté un dossier de surendettement il y a six ans”.

Le pauvre ne comprend pas: “Je ne pensais pas que ne pas payer les droits de succession m’empêchait de rester dans la maison. Tout le monde ne connaît pas le droit sur le bout des doigts”.

Difficile de lui donner tort, nul n’est censé ignorer la loi, n’a pas cours car il y a une sur-inflation législative chaque année (plus de 1 000 nouvelles lois).

La mairie le met à la rue pour transformer la maison en micro-crèche ou la vendre pour avoir l’argent de construire une cantine. Si elle en avait fait un foyer de sans-abris, après tout, peut-être Pascal aurait-il pu tout de même resté chez lui…

Source: Le Parisien