Censure. Pourquoi Facebook a-t-il banni le chef d’Etat israélien, Benyamin Netanyahu?

Benyamin Netanyahu, le Premier minitre israélien/DR
Benyamin Netanyahu, le Premier minitre israélien/DR

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a été banni de sa messagerie instantanée de sa page Facebook, ce jeudi 12 septembre. La direction de Facebook avance qu’il aurait violé la politique du réseau social, après la publication d’un message ne faisant pas l’apologie des Arabes.

Les médias israéliens ont rapporté que le message qui a depuis été supprimé, disait que les Arabes israéliens “veulent nous anéantir tous – femmes, enfants et hommes”.

Dans un communiqué, Facebook a indiqué: “Nous avons constaté une violation de notre politique en matière de discours de haine”, en précisant avoir rendu la fonction de messagerie automatique inopérante “pour 24 heures”.

“En cas de violation supplémentaire, nous continuerons de prendre les mesures appropriées”, a menacé Facebook.

Un porte-parole du Likoud, le parti du Premier ministre, a confié à l’AFP que la mesure était entrée en vigueur jeudi matin et qu’elle n’aurait pas d’incidence sur la campagne électorale en ligne du parti de droite.

Benyamin Netanyahu, qui mène une bataille électorale pour sa réélection à l’issue des législatives du 17 septembre, s’est défendu, prétendant que le message n’avait rien à voir avec lui: “Ce n’était pas moi, c’était l’un des employés du QG de campagne”, a-t-il réfuté au micro de la radio publique israélienne. “L’erreur a été vite réparée”.

Il a appelé tout le monde à la retenue: “Réfléchissez logiquement: vous pensez que j’écrirais vraiment une chose pareille?” Avant de préciser: “J’ai des amis dans les pays arabes et je respecte les êtres humains, qu’ils soient juifs, arabes, musulmans ou chrétiens”.

Facebook censure tous les propos qui ne feraient pas l’éloge des Arabes, y compris jusqu’à censurer un chef d’Etat. Netanyahu quant à lui reste mesuré, et la parole publique est aussi plus policée que dans le passé, les déclarations viriles d’une Golda Meir n’auraient pas leur droit d’expression aujourd’hui, du moins pas sur Facebook…

Source: AFP