Marseille. Une centaine de Nigérians quittent leurs squats pour des hôtels

image d'illustration/flickr
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Mardi matin, pas moins de 11 fourgons de CRS étaient mobilisés, en plus d’une équipe de la police municipale, du Samu social et de deux associations pro-immigration locales, pour vider deux squats de migrants nigérians à Marseille.

Environ une centaine de personnes ont été expulsées et hébergées dans des hôtels de la région où elles pourront rester 16 jours. Au-delà de ce délai, aucune solution n’est prévue, et les Nigérians se retrouveront probablement de nouveau dans la nature.

Parmi eux, de nombreux demandeurs d’asile qui suivent la procédure française, connue pour sa lenteur, sa complexité et son caractère aléatoire, et dont ce déménagement soudain ne va pas simplifier les démarches.

Certains ne savent même plus comment se rendre dans les administrations où ils sont convoqués. Un Nigérian, porteur de la tuberculose, a quitté le squat sans ses médicaments.

Un des deux squats est appelé à devenir un centre d’hébergement d’urgence — mais quand, à quel prix, et qu’en pensent les riverains? Cette expulsion ressemble fort à une improvisation qui mènera à d’autres improvisations.

Source: La Marseillaise/PA

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