Territoires perdus de la République. A Sevran qui dégage les instits de leurs logements?

Kaaris pendant le tournage de son clip apologique SEVRAN/Capture d'écran Twitter
Kaaris pendant le tournage de son clip apologique SEVRAN/Capture d'écran Twitter

A Sevran, en bordure de l’école élémentaire Marie-Curie, au 8 rue Pierre-Brossolette dans le quartier Rougemont, un bâtiment d’appartements de fonction ne loge plus aucun enseignant. Ereintés par le trafic de drogue, les instits ont mis les voiles. Les dealers les ont viré.

Ce mardi matin, dans l’une des écoles de ce groupe scolaire, on confirme au Parisien que “le trafic de drogue, le bruit à toute heure, le squat de certains appartements, l’insalubrité, ont eu raison de la patience de ces enseignants”.

Croisé devant l’école maternelle, un trentenaire résume: “symboliquement, c’est terrible : cela donne l’impression qu’à Sevran, le shit est plus fort que l’éducation”.

Jusqu’à 11 heures, la chaise jaune posée dans le hall du bâtiment est vide. “Mais dès la fin de matinée, le va-et-vient du trafic démarre, sans se cacher”, confirme un habitué des lieux, qui suppose aussi que les locataires avaient droit à un “contrôle d’identité” de la part des dealers, chaque soir en rentrant chez eux.

Le bâtiment est entièrement sous le contrôle des trafiquants de drogue qui le squat et qui font venir “des familles sans-domicile dans les logements désertés par leurs locataires”. Ces familles en détresse sont “l’assurance” pour les trafiquants de ne pas être dérangés. Elles ne créent pas de problèmes aux dealers, “d’autant qu’on n’expulse pas du jour au lendemain des enfants”.

Concomitant avec la gangrène des narco trafiquants, le bâtiment est devenu insalubre. La municipalité se dit “consciente du problème” et assure que “la ville dispose d’un quota suffisant de logements communaux pour accueillir les enseignants” affectés parfois au dernier moment, pour une seule année, et souvent issus de province.

Les professeurs ayant déserté les lieux concernés ont donc été relogés ailleurs, signant ainsi la reddition des pouvoirs publics comme cette mairie communiste du nord, plutôt que de ramener l’ordre, les autorités abandonnent les lieux à la racaille et expulsent inlassablement les habitants au lieu de s’attaquer à la racine du problème.

Pour se débarrasser du problème, d’ici l’automne, la ville va vendre l’immeuble à l’un des bailleurs présents sur la commune, qui devra le rénover et en faire un immeuble de logements sociaux.

Mais le trafic de drogue va continuer, à cela la ville rappelle qu’il “ne se limite pas au 8 rue Pierre-Brossollette, et touche aussi des copropriétés privées”

Source: Le Parisien

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