Encore un succès de Salvini. Le “taxi de passeurs” Eleonore avec des clandestins à bord saisi par les autorités italiennes

Futurs européens/CC Twitter
Futurs européens/CC Twitter

Le navire Eleonore appartenant aux trafiquants d’êtres humains de l’ONG allemande Lifeline, avec une centaine de clandestins à bord, a été saisi lundi par les autorités italiennes après avoir violé l’interdiction d’entrée dans les eaux territoriales pour accoster au sud de la Sicile.

Salut, bientôt l’Eleonore arrive à Pozzallo. Il serait bon que quelques personnes et des avocats soient là pour rencontrer l’équipage“, avait twitté peu avant l’organisation, dont le navire a été placé sous séquestre conformément à une récente législation entrée en vigueur en Italie.

Le navire était en mer depuis huit jours dans l’attente d’un port pour accoster après avoir récupéré en mer une centaine d’immigrés clandestins. Comme les deux autres navires complices des passeurs, se trouvant actuellement en Méditerranée, il a reçu au cours des derniers jours l’interdiction d’accoster de la part des autorités italiennes.

“Le navire Eleonore de l’ONG Lifeline, saisi par la douane pour avoir violé l’interdiction d’entrée dans les eaux italiennes, mais les immigrés pourront débarquer à Pozzallo. Un scénario déjà vu se répète, au nom d’une prétendue urgence qui n’existe pas. Et avec le nouveau gouvernement l’invasion reprendra”, résume un journaliste italien, Giancarlo De Risi.

Le capitaine du navire a prétendu dans un tweet avoir été contraint de se diriger vers les côtes italiennes parce que la “situation à bord représentait un danger de mort” en raison d’une mauvaise météo et d’une mer agitée durant la nuit.

Un autre navire, le Mare Ionio, avec 31 clandestins à bord, se trouvait lundi à la mi-journée à 13 milles nautiques (24 km) de l’île sicilienne de Lampedusa, dans les eaux internationales dans l’attente lui aussi de pouvoir accoster.

Le navire avait ramené mercredi 98 personnes récupérées au large de la Libye mais a réussi à en débarquer progressivement 67 en Italie, grâce à des astuces “humanitaires”.

Un troisième taxi des passeurs, l’Alan Kurdi de l’ONG allemande Sea Eye, faisait route vers Malte après s’être fait notifier, lui aussi, l’interdiction d’accoster en Italie conformément à un décret du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini.

Ce dernier a fait adopter ces deniers mois un décret renforçant l’arsenal juridique contre les navires transportant des immigrés clandestins en Italie. Le texte fixe à un million d’euros l’amende maximale dont sont passibles les commandants des navires entrant sans autorisations dans les eaux italiennes et prévoit l’arrestation immédiate des capitaines qui accosteront de force dans un port italien.

Source: AFP

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