La Turquie inquiète face à une offensive russo-syrienne à Idleb se tourne vers les Etats-Unis

Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan/The White House
Donald Trump et Recep Tayyip Erdogan/The White House

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue américain Donald Trump ont convenu de la poursuite de leur coopération dans la région syrienne d’Idleb, où une offensive syrienne est en cours contre les jihadistes et les rebelles, a annoncé mercredi Ankara.

Le prétexte évoqué est toujours le même, que ce soit par les Turcs, les Russes, les Américains ou par la “communauté internationale”: il s’agirait officiellement “d’empêcher de nouvelles crises humanitaires”.

En effet, les deux présidents, qui se sont entretenus par téléphone dans la soirée, ont avancé un objectif commun de “continuer leur coopération pour protéger les civils à Idleb et empêcher de nouvelles crises humanitaires“, selon la présidence turque.

En réalité, la Turquie est inquiète de voir sa zone d’influence en Syrie, contrôlée soit directement soit via les factions islamo-rebelles qui lui sont inféodées, se réduire rapidement sous les coups de l’offensive syrienne appuyée par la Russie.

En visite officielle à Moscou, Recep Tayyip Erdogan avait partagé la veille ses “graves inquiétudes” concernant cette région du nord-ouest de la Syrie, une des dernières à ne pas être contrôlée par le gouvernement de Damas et frontalière de la Turquie, et prévenu qu’Ankara réagirait si ses soldats y étaient mis en danger.

Après plusieurs mois d’intenses bombardements par les aviations russe et syrienne, les forces armées du président syrien Bachar al-Assad y ont lancé début août une offensive au sol, reprenant plusieurs localités d’importance.

Source: AFP

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