Délire orwellien. Pourquoi Schiappa s’obstine-t-elle à empêcher les grivoiseries populaires des stades?

Marlène Schiappa/Wikimedia Commons
Marlène Schiappa/Wikimedia Commons

Charrier, chambrer, tailler, tout ça fait parti du rituel des fans de foot à chaque rencontre sportive. Ce folklore inoffensif dérange Marlène Schiappa, qui veut faire interdire ces grivoiseries populaires les assimilant outrageusement à la haine envers les homosexuels.

Un forcing qui va jusqu’à interrompre les matchs pour obliger les supporters à cesser leurs gauloiseries dont le ridicule rappelle la tirade des Inconnus dans Jésus II le retour: “Vous allez finir par vous aimez les uns les autres bordel de merde!”

Une offensive totalitaire qui ne passe pas auprès des supporters, comme dimanche, l’arbitre de Monaco-Nîmes a menacé d’arrêter la rencontre après des slogans contre la Ligue de Football professionnel, “La Ligue, on t’encule” venant du parcage des supporters nîmois, une scène qui s’était déjà produite samedi lors de Brest-Reims.

Répondant à l’absurdité des pouvoirs publics, samedi soir, dans le kop lors du match Angers-Metz arbitrée par Stéphanie Frappart, une banderole interroge: “Arbitre enculée, est-ce homophobe pour une femme?”

Le 16 août, lors du derby Nancy-Metz, des supporters de Nancy ont entonné: “Les Messins sont des pédés”, après un avertissement, c’est la LFP qui est devenue la cible des quolibets, l’arbitre avait donc interrompu le match.

Aujourd’hui, lors de la matinale de Franceinfo, la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations a menacé: “La prochaine fois, je quitterai le stade quand il y aura des chants homophobes”. De quoi motiver ceux qui ne s’y adonnait pas déjà.

En réalité, la ministre veut simplement utiliser la force de l’Etat pour appliquer ses désirs: “Je suis une grande passionnée de foot et je veux pouvoir continuer à aller au stade avec mes enfants sans leur expliquer la teneur des propos homophobes”. Elle veut pouvoir se balader partout sans entendre quoique ce soit qui lui déplaise, qu’il ne se passe que ce qu’elle a décidé.

Et les français eux, voudraient pouvoir prendre les transports sans se faire agresser, les automobilistes, rouler sans se faire flasher, et les femmes, se balader sans se faire violer.

Source: L’Obs

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