Marseille. Qui menace d’égorger une employé de la CAF? Vous n’allez pas en revenir

CAF Image d'illustration/DR
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Les 14 et 20 août derniers, Dounia, responsable de la relation service de la CAF de Malaval, a été la cible de la violence quotidienne qui sévit dans les services publics français. Cette cadre relate aux policiers le comportement menaçant d’un allocataire:

“Depuis plusieurs jours, un individu se déplaçait dans nos locaux pour se plaindre […] que les choses n’allaient pas assez vite”.

Obstiné et véhément, Samir B., 31 ans, est revenu la semaine suivante, puis le lendemain, et encore le lendemain… Même après avoir été reçu par elle à plusieurs reprises, l’homme continue de harceler Dounia.

C’est alors qu’il a proféré ses menaces de mort: “Si ce n’est pas réglé avant samedi, je reviens, je te tranche la gorge (…) J’ai un couteau dans le sac, je le prends, je t’égorge”, lui aurait-il répété, en mimant le geste avec sa main.

Et d’ajouter, inquiétant: “Je reviendrai tous les jours, j’ai fait de la prison, je n’ai pas peur!” Six jours plus tard, rebelote: “Elle est où ta cadre? Je n’ai pas été payé! Si elle sort je vais la balafrer!”, aurait-il hurlé à l’accueil, en proférant en plus de ses menaces, des insultes à caractère raciste à l’attention de Dounia.

Mais cette fois, des policiers étaient au rendez-vous. Ils lui passent les menottes et le placent en garde à vue…

Originaire du nord de la France et comptant déjà 24 mentions au casier, l’amateur d’égorgement passait, en cette fin de semaine, devant le tribunal correctionnel. Se félicitant que la CAF se porte partie civile, au côté de la victime, Me Buzier-Ouertani décrit la violence quotidienne:

“Le jour des faits, elle avait déjà eu affaire à quatre personnes au comportement véhément. C’est déjà anormal. Mais c’est sans commune mesure avec ces faits gravissimes. Elle a eu très peur!”

Me Bensalem, l’avocat de la défense, tente de défendre son client: “Quand on a du retard sur son dossier et qu’on a le compte en banque vide, ça peut énerver […] mais si ça a pris de telles proportions, c’est que nous sommes dans le cas d’une personne qui souffre de lourds problèmes psychiatriques. Il était suivi et a arrêté son traitement”.

Et de demander que son client soit déclaré pénalement irresponsable. Peine perdue, les magistrats l’ont condamné à 1 an de prison ferme avec un placement immédiat en détention.

Source: La Provence

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