Pourquoi les pompiers ont-ils précipitamment quitté cette cité sensible en abandonnant leur matériel sur place?

Image d'illustration/Fotolia
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Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1h30, à Mantes-la-Jolie, les sapeurs-pompiers sont intervenus dans le quartier sensible du Val-Fourré pour éteindre un incendie de voiture. Sous la pluie de projectiles divers, ils ont dû se replier en urgence.

Sur place, alors qu’ils étaient en pleine intervention sur le feu de véhicule, ils ont été caillassés gratuitement par un groupe d’une trentaine de “jeunes” extrêmement violents. Les soldats du feu ont dû se replier en urgence en abandonnant sur place tout leur matériel.

Une expédition de secours a été organisée une heure plus tard, avec le soutien des policiers du commissariat local, afin de pouvoir récupérer le matériel, en plein centre d’une cité hostile. Heureusement aucun blessé n’est à déplorer.

Selon les pompiers du département, il y a un climat général qui débouche sur deux phénomènes différents: “les phénomènes de violences urbaines qui se produisent régulièrement dans les zones sensibles” où les pompiers interviennent et “les actes d’incivilité qui sont devenus quotidiens”.

Il y a quelques jours, deux pompiers ont été agressés par un jeune homme de 15 ans à Noisy-le-Roi, alors qu’ils tentaient de lui venir en aide.

Au mois de septembre, les pompiers des Yvelines seront équipés de caméras-piéton dont l’effet se veut dissuasif, en permettant de faciliter l’identification des agresseurs.

Christophe Castaner estime que le fait d’équiper les pompiers avec des caméras “est un message de fermeté envers ceux qui les attaquent, et la garantie qu’aucune agression ne restera impunie”.

Les images de ces caméras seront recevables par la justice et constitueront donc des preuves lors des procès des agresseurs. Cette disposition concerne uniquement des interventions sur la voie publique. Chez les particuliers, les pompiers seront obligés d’annoncer qu’ils vont enregistrer avec une caméra et d’obtenir leur consentement.

“Les images qui seront tournées pourront ensuite être utilisées dans une enquête pour retrouver les auteurs de ces agressions. Dans les interventions où l’on va chez les gens, peut-être que le sapeur-pompier pourra prévenir qu’il a une caméra qu’il n’utilisera pas et qu’ils peuvent lui faire confiance”, confirme le Journal officiel.

Source: Le Parisien

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