Rennes. Comment cet ancien braqueur a-t-il pu piller les Restos du cœur?

Image d'illustration/DR
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Le braqueur à la retraite faisait gratuitement ses courses au Restos du cœur de Rennes. Bénévole de l’association, la police a retrouvé chez lui les provisions volés qui s’entassaient. Le vieillard pillard a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis.

Jeudi 22 août à Rennes, lors de l’audience correctionnelle, le président du tribunal évoque “un passé de braqueur” concernant le prévenu. Multirécidiviste, l’homme de 73 ans a été condamné à plusieurs peines de prison ferme entre 1978 et 2000 pour vols à main armée.

Aujourd’hui, l’homme est bénévole et bénéficiaire des Restos du cœur, rue de la Roberdière, depuis deux ans. Un témoin raconte l’avoir vu piller plusieurs fois les locaux.

“Je me suis servi”, avoue le prévenu. Le 7 mai, 734 produits provenant des Restos du cœur ont été saisis à son domicile. Parmi eux, on trouve 200 bouteilles de shampoing, 33 serviettes de toilettes ou encore 25 boîtes de beurre. Semblable à “l’arrière boutique d’une épicerie” selon le procureur.

“Il y avait des produits destinés à être détruits que je prenais”, se défend le prévenu, placé sous contrôle judiciaire depuis le 8 mai.

L’avocat de la partie civile, Me Gérard Coquelin, représentant de l’association départementale des restaurants, rappelle le règlement intérieur: “Le prévenu stockait les produits chez lui alors que le règlement le prohibait.”

Concernant l’étendu du vol, il ajoute: “La vraie question c’est combien?” Le préjudice étant impossible à déterminer, 1 euro symbolique est demandé.

L’avocate de la défense, Me Katell Plancon, dénonce quant à elle un “dysfonctionnement” du déroulé de l’enquête et pointe les faiblesses du règlement intérieur: “Chaque bénéficiaire prend ce qu’il veut.”

Le prévenu atteint d’une cardiopathie chronique sera dispensé des 140 jours de travaux d’intérêts généraux requis par le procureur, mais écopera d’une peine de prison de six mois avec sursis assortis d’une interdiction d’exercer dans une association caritative et de gérer une société pendant cinq ans.

Source: Ouest France

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