La Corée du Sud consent à partager ses renseignements militaires avec le Japon, par l’intermédiaire des Etats-Unis

Image d'illustration/DR
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La Corée du Sud avait annoncé hier qu’elle allait rompre un accord de partage direct de renseignements militaires avec le Japon, un pacte connu sous le nom de GSOMIA. Mais Séoul a finalement décidé que le partage continuera, via les Etats-Unis.

Les relations entre les deux pays alliés de Washington n’en finissent plus de se détériorer, sur fond de vieux contentieux hérités du passé colonial japonais dans la péninsule coréenne (1910-1945). Une situation qui préoccupe gravement les Etats-Unis avec la menace nord-coréenne et l’impérialisme chinois dans la région.

Le crise s’aggrave, des tribunaux sud-coréens ont exigé d’entreprises japonaises qu’elles dédommagent des Sud-Coréens qui avaient été forcés de travailler dans leurs usines durant l’occupation japonaise.

Pour le Japon, ces questions sont réglées depuis la signature d’accords bilatéraux en 1965. Le GSOMIA avait été conclu en novembre 2016 sous l’égide de Washington, dans le contexte de la montée en puissance des programmes balistiques et nucléaire nord-coréens.

Ayant déchiré l’accord GSOMIA, la Corée du Sud va dorénavant “utiliser activement le canal trilatéral d’échange d’informations, avec les Etats-Unis comme intermédiaire”, a déclaré Kim Hyun-Chong, un responsable de la sécurité nationale à la présidence sud-coréenne.

L’échange de ces informations militaires est vital pour coordonner les forces de la région et permettre des opérations inter-armées en cas de conflit.

Source: Le Figaro, AFP

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