L’armée canadienne en guerre contre ses propres soldats. A cause des tatouages “racistes et sexistes”

Image d'illustration/CC Flickr
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Plus la moindre tolérance dans l’armée canadienne pour les tatouages “discriminatoires” ou “sexuellement explicites”, qu’ils soient visibles ou non. L’état-major a annoncé lundi une nouvelle directive pour lutter contre le harcèlement sexuel et l’intolérance au sein des forces armées.

Depuis septembre 2012, les soldats canadiens n’ont pas le droit d’arborer de tatouages sur les parties visibles de la tête ou le visage, pour ne porter atteinte à la dignité de l’armée.

De plus, ils ne peuvent pas arborer de tatouages “visibles lorsqu’ils sont en uniforme ou en tenue civile” et qui pourraient être jugés offensants: “des tatouages pornographiques, blasphématoires, racistes ou comportant du langage ou des images vulgaires”.

Désormais, la nouvelle directive interdit même les tatouages, visibles ou non, liés à des activités criminelles telles que la symbolique des gangs, ou ceux qui expriment la haine, la violence, la discrimination ou le harcèlement.

De même, il est interdit aux soldats canadiens d’avoir un tatouage à caractère “raciste, sexiste, misogyne, xénophobe, homophobe, discriminatoire à l’égard des personnes handicapées voire sexuellement explicite“.

L’armée canadienne souhaite ainsi réduire à minimum la présence dans ses rangs des éléments jugés “d’extrême droite”, souvent tout simplement des patriotes.

Certains militaires déjà tatoués ont été troublés par les nouvelles règles en se demandant par exemple si l’armée interdisait dorénavant tous les tatouages de femmes, tels que les tatouages de “pin-up”. Remontant à la Deuxième Guerre mondiale, ces images, jugées dégradantes par les féministes, restent très populaires auprès de nombreux soldats.

Dans le doute, les soldats et le personnel de la Défense peuvent toujours s’adresser à leur supérieur qui donnera ou non son aval. Certains seront assurément obligés de supprimer ou de modifier le tatouage, à leurs frais, pour éviter des mesures disciplinaires jusqu’à l’exclusion.

https://youtu.be/vKGA73eSdPU

Source: La Presse canadienne

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