Agen. Un an ferme pour un Réunionnais agresseur de pompier

Image d'illustration/Wikimedia Commons
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Un Réunionnais de 27 ans a été condamné hier, lundi 12 août, par le tribunal correctionnel d’Agen à 2 ans de prison dont un ferme pour avoir frappé un pompier qui lui portait secours.

Vendredi 9 août vers 6h30 du matin, Anthony Taombe gît inerte dans une flaque d’urine, rue Fon de Raché à Agen. Des riverains appellent les secours.

Un fourgon ambulance avec trois pompiers se rend sur les lieux et les sauveteurs commencent la prise en charge du jeune homme qui est apparemment inconscient.

Réveillé par la piqûre du test de glycémie pratiqué par un pompier, l’homme de 27 ans se déchaîne sur ses sauveteurs en assénant notamment à l’un d’entre eux un coup de pied qui entraînera une ITT de 5 jours.

La police nationale, appelée à la rescousse, réussira à maîtriser l’individu violent. Interpellé et placé en garde à vue, le Réunionnais n’aura de cesse d’outrager et de menacer les fonctionnaires du commissariat d’Agen.

Détenu et en récidive légale, car déjà condamné trois fois depuis 2010 pour des violences dont deux fois deux ans de prison ferme, le prévenu était jugé hier par le tribunal correctionnel d’Agen.

Pointant son casier judiciaire chargé et la qualité des victimes, le tribunal à condamné l’homme à deux ans de prison dont un ferme, une obligation de soins pour ses problèmes d’alcool et de violence et l’interdiction de porter une arme pendant cinq ans. Il a été maintenu en détention.

Les pompiers sont devenus, comme les policiers, les cibles privilégiées d’une population allogène qui voit en eux les représentants d’un pays et d’une civilisation qu’ils abhorrent.

D’après le syndicat UNSA Pompiers, “toutes les trois heures, vous avez un sapeur-pompier qui va être agressé soit verbalement, soit physiquement. Des agressions faites par des voyous dans le cadre de traquenards où l’on va allumer un feu de poubelle pour que les pompiers arrivent, et où on est accueilli par des jets de pierre, des tirs de mortier. Ça, ça ne peut plus durer”.

Source: Sud Ouest

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