Affaire Epstein. La perquisition de “l’île de la pédophilie” délivrera-t-elle les derniers secrets des réseaux de Jeffrey Epstein?

Jeffrey Epstein/Capture d'écran Twitter
Jeffrey Epstein/Capture d'écran Twitter

Lundi 12 août, le FBI a effectué un raid sur l’île privée de Jeffrey Epstein, située dans les îles Vierges, aux Caraïbes et surnommée “l’île de la pédophilie”. Cette perquisition intervient suite à l’apparent suicide de Jeffrey Epstein dans des conditions suspectes.

Le ministre américain de la Justice et le procureur fédéral de Manhattan ont promis, malgré sa mort, de poursuivre l’enquête sur les multiples agressions sexuelles commises par Jeffrey Epstein et de traquer ses complices pour mettre à jour les réseaux pédocriminels avec lesquels le financier était lié.

Officiellement mort d’un suicide, Jeffrey Epstein attendait son procès après avoir été inculpé début juillet, et risquait jusqu’à 45 ans de prison. Les faits qui lui sont reprochés datent de la période allant de 2002 à 2005, au minimum.

Selon l’acte d’accusation, il aurait “fait venir des mineures (une quarantaine et certaines de 14 ans) dans ses résidences de Manhattan et de Palm Beach (Floride) et sur une île aux Caraïbes pour se livrer à des actes sexuels avec lui, après quoi il leur donnait des centaines de dollars en liquide”.

Selon l’association Innocence en danger “plusieurs victimes du réseau de prostitution, créé par Jeffrey Epstein et ses complices, sont également de nationalité française.” Jeffrey Epstein voyageait régulièrement à Paris, où il avait un appartement. C’est d’ailleurs en rentrant de la capitale française en jet privé qu’il avait été interpellé début juillet.

Une des victimes présumées rapporte au Daily Telegraph que Jeffrey Epstein avait fait venir de très jeunes filles françaises pour son anniversaire:

“C’était un cadeau d’anniversaire de l’un de ses amis, explique la victime présumée. Jeffrey s’est vanté qu’il s’agissait de filles de 12 ans et qu’elles venaient de France. Elles étaient très pauvres, et leurs parents avaient besoin d’argent”.

Le Français Jean-Luc Brunel, patron d’une agence de mannequins, est accusé de verser dans le trafic de jeunes femmes, sous couvert de mannequinat. Déjà accusé en 2015, lors du premier procès Epstein, il a toujours nié son implication.

Source: Le Figaro

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