Une explosion survenue dans une base militaire russe ravive un spectre que le monde croyait enterré, devinerez-vous lequel…

Image d'illustration, silo de missile russe/Wikimedia Commons
Image d'illustration, silo de missile russe/Wikimedia Commons

Après avoir gardé pendant deux jours le silence, la Russie a finalement reconnu samedi que l’explosion survenue jeudi 8 août sur une base de lancement de missiles dans le Grand Nord avait un caractère nucléaire, ce qui rappelle les précédentes catastrophes de ce type dont les Russes ont parfois longtemps caché la vérité.

Dans un communiqué, l’agence nucléaire russe Rosatom a annoncé que cinq membres de son personnel ont été tués dans cette explosion, ajoutant que trois autres personnes, victimes de brûlures, ont été blessées et sont soignées dans “un centre médical spécialisé”.

Immédiatement après l’accident, l’armée russe et un porte-parole du gouverneur régional ont déclaré jeudi qu’il “n’y a pas eu de contamination radioactive”.

Mais la mairie de Severodvinsk, ville de 190 000 habitants à une trentaine de kilomètres de la base, avait assuré sur son site internet que ses capteurs avaient “enregistré une brève hausse de la radioactivité”.

Comme à l’accoutumée, le poste a ensuite été retiré du site internet de la mairie, qui n’a pas non plus précisé jusqu’à quel niveau était montée la radioactivité.

Un responsable local de la défense civile, Valentin Magomedov, a lui déclaré à l’agence de presse TASS que le niveau de radiation était monté jusqu’à 2.0 microsieverts par heure pendant trente minutes, la limite réglementaire d’exposition étant de 0,6 microsievert par heure. Une mesure confirmée aujourd’hui par Greenpeace Russie.

Plus fiable encore que ces télé-mesures, les habitants de Severodvinsk se sont en tout cas rués dès vendredi sur les stocks d’iode et d’iodifères vendus en pharmacie. Habitués à la transparence de l’information russe, cet indice marque la grande confiance que la population peut avoir dans ses autorités.

Ceci ravive le spectre de Tchernobyl en 1986, quand les autorités ont caché pendant plusieurs semaines l’ampleur d’un désastre qui reste, jusqu’à maintenant, le pire accident nucléaire connu de l’Histoire.

Source: AFP

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