Après des menaces, découvrez pourquoi la Belgique est contrainte de rapatrier ses bénévoles du Maroc

Les bénévoles belges en short/Capture d'écran Youtube
Les bénévoles belges en short/Capture d'écran Youtube

Trois jeunes femmes belges menacées de mort pour avoir porté des shorts sur un chantier bénévole au Maroc vont quitter le pays. Les organisateurs belges de ces camps ont indiqué ce vendredi qu’aucun autre groupe de bénévoles ne sera envoyé dans ce pays.

Le groupe comptait 37 jeunes, majoritairement des jeunes filles, venus travailler bénévolement pendant leurs vacances au terrassement d’une voie d’accès dans le village d’Adar, près de Taroudant (sud du Maroc). Un jeune instituteur marocain avait appelé à les décapiter sur les réseaux sociaux parce qu’elles travaillaient en short.

Il faisait directement référence à l’assassinat sordide de touristes occidentales par des islamistes s’étant revendiqués du Califat.

Un député islamiste marocain avait lui aussi dénoncé une tenue “légère” et émis des doutes sur leurs motivations humanitaires avec une rhétorique complotiste anti-occidentale.

L’association flamande Bouworde a annoncé sa décision sur son site internet: “Nous avons reçu le conseil de ne pas envoyer de nouveaux groupes au Maroc. Nous allons suivre cet avis et nous avons décidé d’annuler tous les camps suivants au Maroc”.

Ce rapatriement est décidé bien que “l’assurance que la sécurité des volontaires qui sont encore au Maroc est assurée par le gouvernement marocain, entre autres par la présence de la gendarmerie”.

“Cependant, nous comprenons parfaitement que certains des participants souhaitent revenir plus tôt. Pour l’instant, 3 des 37 jeunes qui sont actuellement au Maroc souhaitent profiter de cette opportunité. Bouworde fera tout ce qui est nécessaire pour organiser le retour”, ont expliqué les responsables de l’association.

Source: Le Parisien

LAISSEZ UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici