Trois permanences LREM murées et taguées cette nuit dans la Vienne

Permanence LREM murée à Poitiers/Capture d'écran YouTube
Permanence LREM murée à Poitiers/Capture d'écran YouTube

Durant la nuit dernière, trois nouvelles permanences du parti présidentiel ont été murées et taguées dans la Vienne. Une action coordonnée des agriculteurs est privilégiée par les enquêteurs bien qu’aucune interpellation n’ait été réalisée.

Depuis la ratification du CETA le 23 juillet dernier à l’assemblée nationale, la colère ne faiblit pas face à l’accord de libre échange UE-Canada largement ratifié par la majorité présidentielle.

Cette nuit encore, trois permanences de LREM ont été taguées de propos hostiles à la majorité et ont vu leurs ouvertures obstruées par des murs de parpaings. Les locaux des députés de la majorité de Poitiers, Châtellerault et Loudun ont été visés au même moment dans la nuit du 7 au 8 août.

L’opération avait été soigneusement préparée car aucune interpellation n’a été réalisée. Cependant les enquêteurs privilégie la piste d’une action des agriculteurs, ceux-ci étant en première ligne contre le CETA.

Sur Twitter, le député de la deuxième circonscription de la Vienne Sacha Houlié s’est dit “consterné par le murage et les tags inscrits” de sa permanence de Poitiers, déclarant que “la violence ne masque pas l’hypocrisie et l’incohérence”. Il a lui aussi pointé du doigt les agriculteurs: “Que dire après nos longues discussions au cours desquelles la FDSEA 86 avait elle-même reconnu l’intérêt du CETA?

Portes bloquées par des blocs de béton, tonnes de fumier déversées, graffitis ou encore vitres brisées: plus d’une dizaine de bureaux d’élus La République en marche (LREM) ont été cibles d’attaques dernièrement.

 

Certains internautes moquent souvent un ton quelque peu exagéré des députés LREM qui ont été l’objet de ces incivilités ou celui de leurs collègues. Les députés de la majorité présidentielle ont en effet une tendance à se poser en victime, une sorte de victimisation low cost. D’autres dénoncent chez les LREM une indignation à géométrie variable.

L’accord CETA est considéré par une part non négligeable de l’opinion comme sapant les normes sociales et environnementales européennes en autorisant l’importation de produits fabriqués dans des conditions interdites en Europe.

Source: RTL

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