Décryptage. Selon les données officielles, l’explosion criminelle de ce dernier trimestre est confirmée

Image d'illustration/Fotolia
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En un seul trimestre, 248 crimes de sang ont été commis en France. Des experts décryptent les raisons de cette hausse spectaculaire.

Les crimes et assassinats se font de plus en plus nombreux à la rubrique des faits divers, et le taux de barbarie qui gagne le territoire est effrayant.

La dernière note d’Interstat, établie par le ministère de l’Intérieur, confirme cette tendance: le nombre d’homicides (y compris les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort) a explosé de 16 % lors du dernier trimestre, avec pas moins de 248 crimes entre le 1er mai et le 31 juillet.

Le phénomène s’est accéléré le mois dernier. “Quelque 101 faits d’homicides ont été enregistrés en juillet 2019, après 75 en juin et 72 en mai”, soulignent les statisticiens de Beauvau, dont la devise est “Analyser pour agir”.

Ainsi, les analystes du Sirasco, unité de renseignement criminel de la PJ, ont noté que la vendetta n’est plus une spécialité corse et gagne tout le pays depuis que les malfrats métropolitains se mettent à venger leurs morts.

Pas moins de 77 règlements de compte ont été enregistrés en 2018. Dans 83 % des cas, les “contrats” ont été exécutés dans le cadre de trafics de stupéfiants, pour le contrôle d’une barre HLM, voire d’un simple hall d’immeuble. Les racailles des cités ne sont plus de petits voyous anodins, mais possèdent désormais la capacité de terroriser les rues.

En plus de cette forte activité du crime organisé, les experts confirment aussi la montée en puissance de faits liés aux violences intra-familiales, qui ne sont plus un tabou. Si quelque 121 femmes ont déjà été tuées l’année dernière lors de conflits conjugaux, le nombre des affaires se multiplie avec une extrême sauvagerie.

Un constat accablant pour l’Etat incapable d’assurer ses missions régaliennes, ce qui condamne ses citoyens à subir l’explosion de violence quotidienne sans aucun moyen de pouvoir s’en défendre.

Le ministère de l’Intérieur n’est plus qu’un supplétif à l’INSEE, dont la seule efficacité est d’écrire le constat de ses propres échecs.

Source: Le Figaro

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