Harcèlement de rue. Les associations féministes veulent aller plus loin encore mais sans jamais donner le profil des agresseurs

Profil-type des harceleurs de rue selon le gouvernement et les féministes, une image déconnectée de la réalité/Capture d'écran Twitter
Profil-type des harceleurs de rue selon le gouvernement et les féministes, une image déconnectée de la réalité/Capture d'écran Twitter

Plus de 700 contraventions ont été dressées depuis un an, en raison de la nouvelle loi contre le harcèlement des femmes dans la rue, mais ce n’est jamais assez pour les associations féministes qui veulent aller plus loin et contrôler les comportements dès le berceau.

Cela fait depuis début août 2018, que la loi contre le “harcèlement de rue” de Marlène Schiappa s’applique. Elle pénalise les “propos ou comportements à connotation sexuelle ou sexiste”, lorsqu’ils sont “dégradants, humiliants, intimidants, hostiles ou offensants”.

Une définition très floue, qui laisse toute la place à une interprétation très large qui va d’une filature malveillante à un simple regard anodin s’il est interprété par une paranoïaque qui s’imagine être violé quand on lui demande l’heure.

Des faits passibles de 90 euros d’amende, voire de 1500 euros en cas de circonstance aggravante (lorsque la victime a moins de 15 ans, notamment).

Pour les associations féministes, qui récupère la réalité de cette violence au profit de leur combat politique obsolète. Les choses ne vont pas suffisamment loin, pour changer la société, puisque c’est leur but, la loi ne suffit pas.

Sur son site participatif “Paye ta shnek”, Anaïs Bourdet, une militante marseillaise a recueilli pendant 7 ans les témoignages des victimes, tantôt de comportements répréhensible, tantôt victime de blagues graveleuses d’un lourdeau en soirée…

Pour elle, la loi Schiappa ne relève que de la “communication” gouvernementale, malgré les infractions constatées, sa solution est la rééducation:

“Il faut se pencher sur l’origine du problème, en mettant l’accent sur la prévention, pour changer les mentalités dès la maternelle. Sinon, c’est un pansement sur une plaie béante”.

Une pression constante sur les femmes dans l’espace public, dont se garde bien hypocritement les féministes de dresser le portrait-robot type, pour ne pas avoir à remettre en cause leur présupposé anti-raciste.

Pourtant le harcèlement des femmes est une réalité qui mérite une meilleure réponse qu’une confusion aussi grotesque entre un comportement galant et un autre malveillant.

La réalité de cette atmosphère délétère, est une violence qui contraint les femmes de certains quartiers, à porter une alliance, s’enlaidir, ne pas rentrer seule, se cacher les cheveux, voir à porter le voile islamique, ce qui devrait comme le disent les féministes amener à se pencher sur “l’origine du problème”…

Source: AFP

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