Etats-Unis. Après avoir marqué un but, le footballer Alejandro Bedoya a fait une demande un peu particulière au Congrès américain

Alejandro Bedoya/Wikicommons
Alejandro Bedoya/Wikicommons

Après avoir marqué dès les premières minutes de jeu ce dimanche, le milieu de terrain de Philadelphie, Alejandro Bedoya a demandé au Congrès de mettre “fin à la violence des armes à feu” aux Etats-Unis, répétant la rhétorique du lobby pour la prohibition des armes.

Depuis de nombreuses années déjà, les sportifs américains se sont érigés en porte-parole autoproclamé de la société pour faire passer leurs messages politiques, contre le racisme, mais aussi contre le sexisme notamment.

Après les fusillades dimanche après-midi, le footballer d’origine latino-américaine s’est fait le relais de la propagande anti-armes qui sévit aux Etats-Unis. Après avoir marqué son but, il a couru prendre un micro et hurlé: “Hé le Congrès, faites quelque chose maintenant, et mettez fin à la violence causée par les armes à feu, allez-y!”

Cela fait écho au projet démocrate de la Chambre des représentants qui consistait à limiter les droits sur les armes, limitant les achats de particulier à particulier, pour un contrôle toujours de plus en plus fort, malgré déjà les renoncements de Donald Trump en la matière, comme son interdiction de certains accessoires sur des fusils en mars dernier.

Un discours de bien-pensant qui radote toujours les mêmes poncifs, seulement la violence n’est pas causée par les armes, mais par les gens qui les utilisent. Ce défaut de responsabilité est sciemment opéré pour viser la culture de liberté américaine dont le second amendement est un pilier.

L’hypocrisie est manifeste, les démocrates et les stars dans leur sillage dénoncent la “violence des armes” mais on ne les entends jamais tout au long de l’année dénoncer la même violence des armes des gangs afro et latino-américains.

Cette violence n’est bonne a dénoncer que lorsqu’il s’agit de restreindre les droits fondamentaux des américains à se défendre.

Source: L’Est républicain, USA Today

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