Troisième cas du virus Ebola en RDC. Le Rwanda ferme la frontière

Image d'illustration/US Army
Image d'illustration/US Army

Un patient a été testé positif au virus d’Ebola mercredi à Goma, portant à trois le nombre des cas enregistrés dans ce carrefour commercial de deux millions d’habitants et augmentant les risques de propagation de l’épidémie dans l’est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris de sources médicales.

“Je viens d’être informé d’un autre cas confirmé de la maladie à virus Ebola au Centre de traitement d’Ebola (CTE) de Goma situé dans l’hôpital provincial de Goma”, a déclaré à l’AFP le Dr Aruna Abedi, coordonnateur de la riposte contre Ebola dans la province du Nord-Kivu (est).

Ce troisième cas confirmé est la fillette, âgée d’une année, de ce père de dix enfants atteint d’Ebola et décédé aujourd’hui (mercredi) au CTE de Kiziba. La fillette présentait déjà des signes de la maladie“, a déclaré un responsable de la riposte.

L’épidémie déclarée le 1er août 2018 dans le Nord-Kivu (est) et marginalement en Ituri (nord-est) a été jusqu’à présent relativement circonscrite mais l’apparition de cas dans une ville comme Goma renforce la menace d’une propagation de l’épidémie déjà responsable de 1803 morts, selon les derniers chiffres publiés mercredi.

Mercredi, quinze personnes ont été mises en quarantaine dans un ville riveraine du lac Kivu dans la province voisine du Sud-Kivu et des bateaux en provenance de Goma ont été bloqués pendant plusieurs heures pour des contrôles sanitaires par les autorités de la même province.

Les autorités de la RDC ont déploré une “décision unilatérale des autorités rwandaises” de fermer la frontière entre les deux pays. “Cette décision préjudicie plusieurs Congolais et expatriés qui vivent à Gisenyi mais travaillent à Goma“.

Les autorités sanitaires du pays lancent un appel à la population de ne pas cacher les malades chez eux et de bien déclarer tous les cas qui se produisent. En effet, les Congolais craignent que les centres de soins ne soient en fait des endroits où on fait mourir les malades.

Source: AFP

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