Conflit au Venezuela. Gouvernement et opposition reprennent les tractations

Juan Guaido. Nicolas Maduro/Wikimedia Commons. DR
Juan Guaido. Nicolas Maduro/Wikimedia Commons. DR

Les délégués du président vénézuélien Nicolas Maduro et de l’opposant Juan Guaido, soutenu par les Américains, ont repris mercredi leurs pourparlers à La Barbade pour tenter de résoudre la crise politique au Venezuela, ont annoncé les deux camps.

Nous avons lancé un nouveau cycle de réunion dans le cadre du mécanisme d’Oslo“, a écrit sur Twitter le député de l’opposition Stalin Gonzalez en référence à ces discussions qui se déroulent avec la médiation de la Norvège.

De son côté, la vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodriguez a confirmé lors d’une conférence de presse que des représentants du gouvernement étaient à La Barbade.

Après une première rencontre mi-mai à Oslo, les discussions ont repris à La Barbade le 8 juillet pendant une période indéterminée avant de s’interrompre.

Paradoxalement, c’est l’opposition qui est plus intransigeante: elle a pour objectif d’obtenir le départ de Nicolas Maduro du pouvoir et de nouvelles élections. Elle considère que le mandat entamé par le président socialiste en janvier est illégitime parce qu’il résulte d’une élection présidentielle faussée, selon elle, par la fraude.

Selon Nicolas Maduro, qui refuse de démissionner, les pourparlers inter-vénézuéliens doivent aboutir à une “coexistence démocratique” entre le pouvoir qu’il dirige et l’opposition.

Il appelle à mettre fin au “putschisme” de l’opposition et aux plans qu’ont selon lui les Etats-Unis pour mettre la main sur les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes du monde.

Sous la présidence de Nicolas Maduro, héritier du président Hugo Chavez (1999-2013), le Venezuela s’est enfoncé dans la plus grave crise économique, sociale et politique de son histoire moderne. Quelque 3,3 millions de Vénézuéliens se sont exilés depuis 2015, selon l’ONU.

Nicolas Maduro attribue cette situation, non pas au modèle économique imposé au pays, mais à la “guerre économique” menée par les Etats-Unis, qui veulent son départ du pouvoir et ont adopté contre le Venezuela des sanctions économiques, y compris un embargo pétrolier.

Le chef de l’opposition Juan Guaido, président du Parlement, s’est proclamé en janvier président par intérim du Venezuela. Il est reconnu symboliquement par une cinquantaine de pays avec à leur tête les Etats-Unis. Emmanuel Macron l’a reconnu au mois de férvrier 2019.

Source: AFP

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