Afrique du Sud. Le gouvernement s’apprête à appliquer sa politique raciste en expropriant les Blancs sans compensation

Monument en hommage de tous les fermiers Blancs assassinés depuis 2003 en Afrique du Sud/Capture d'écran Twitter
Monument en hommage de tous les fermiers Blancs assassinés depuis 2003 en Afrique du Sud/Capture d'écran Twitter

Le 28 juillet 2019, par son rapport final, le Comité consultatif présidentiel sur la réforme agraire et l’agriculture a indiqué soutenir “le tournant politique proposé visant à utiliser les dispositions de la Constitution pour exproprier des terres sans dédommagementDans la nation arc-en-ciel, c’est l’orage qui commence à gronder.

L’expropriation des fermiers Blancs est une priorité pour le Congrès national africain (ANC), le parti au pouvoir, lancée depuis longtemps dans une surenchère raciste pour ne pas se faire doubler sur sa gauche par le leader radical Julius Malema, chef des Combattants pour la liberté économique (EFF), qui a fait de l’expropriation l’un de ses thèmes favoris.

Dans un pays où la pauvreté est extrêmement forte et l’insécurité effrayante, les Blancs constituent le bouc-émissaire parfait pour endosser les échecs de Mandela et de tous ses successeurs.

Selon une étude, 73% des terres appartiennent toujours aux Blancs. A la fin de l’apartheid (1994), le pourcentage s’élevait à 85%. Les nouvelles autorités avaient alors expliqué qu’elles voulaient rétrocéder 30% de cette terre aux précédents propriétaires.

Une réalité qui nourrit la convoitise et la haine raciale complètement décomplexée du pouvoir: “Comme le reste de l’économie, l’agriculture reste largement aux mains des Blancs”.

Sous la pression de l’ANC, Cyril Ramaphosa souhaite donc que la Constitution sud-africaine soit modifiée pour explicitement autoriser les expropriations de terres sans que les propriétaires soient dédommagés.

Le principal parti d’opposition, l’Alliance démocratique (AD), a rejeté les recommandations du rapport “concernant l’expropriation foncière sans indemnité et d’autres suggestions indéfendables”. L’expropriation sans compensation “va affaiblir encore notre économie en difficulté”, estime-t-il.

De son côté, la fédération Agri SA, fédération d’organisations de l’agro-industrie, pense que “la sécurité alimentaire serait menacée pour tous les Sud-Africains” si les recommandations du Comité étaient appliquées, notamment celle sur la modification de la loi fondamentale.

Elle s’oppose “à toute politique ou législation enfreignant les droits de propriété ou tout autre droit fondamental inscrit dans la Constitution”, selon des propos rapportés par le site timeslive.co.za.

Pour l’ONG sud-africaine des droits de l’Homme AfriForum, cité par le site politicsweb.co.za, le rapport du Comité est “naïf économiquement et fondamentalement raciste”.

“Le message sous-jacent du rapport est que la propriété noire est une bonne chose et la propriété blanche une mauvaise. Pour soutenir cette hypothèse, il a recours à une approche sélective de l’Histoire et des faits”, affirme l’ONG.

Par ailleurs, “il n’y a pas de lien” entre réforme agraire et croissance économique, contrairement à ce que disent les experts du Comité consultatif présidentiel.

Source: Francetvinfo

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